Édouard Charton le tour du monde nouveau journal des voyages année 1866 Librairie Hachette découv

(Code: EDOU1058)

Envoyer à un ami
60,00 EUR
En Stock
Ajouter au Panier
Édouard Charton le tour du monde nouveau journal des voyages année 1866 Librairie Hachette découv
"

TITRE : Le tour du monde nouveau journal des voyages



AUTEUR (S) : collectif d’auteurs


ÉDITEUR : Librairie de Louis Hachette et Cie, à Paris, à Londres, à Leipzig


COLLECTION : Le tour du monde


ANNÉE D’ÉDITION : 1866



FORMAT : 22 cm x 30 cm


NOMBRE DE TOMES : 1


NOMBRE DE PAGES : 434 pour le 1er semestre ; 434 pour le 2nd semestre



ILLUSTRATION (S) : oui, très nombreuses illustrations en noir, in et hors texte, cartes, paysages, portraits, scènes de genre, scènes de la vie
quotidienne, monuments, etc …



RELIURE : demi-reliure, plats cartonnés marbrés, dos à 4 nerfs avec titre et année en caractères dorés, pages de garde
couleurs, tranchefile


JAQUETTE : non


RHODOÏD : non


SIGNET : non



ÉTAT : bon état, frottements de reliure, usures des plats et des tranches des plats, rousseurs, ouvrage solide pouvant être manipulé sans crainte



THÈME(S) : livre ancien, livre illustré, ancienne revue, voyages, découvertes, sciences



PARTICULARITÉ(S) : année complète de ses deux semestres




PRÉSENTATION




SUR LA REVUE



LE TOUR DU MONDE, NOUVEAU JOURNAL DES VOYAGES, revue de voyage de langue française, est fondée en 1860 par E.CHARTON, à la librairie HACHETTE.



Elle rassemble les récits de voyage des grands explorateurs de l'époque: Livingstone, Stanley, Burton, Saffray, Garnier, Brazza, Scott, Amundsen...



Leurs relations de voyage sont illustrées de cartes et de gravures (sur bois) des plus grands illustrateurs: E.Riou, G.Doré, Castelli, T.Weber, T.Taylor, G.Vuillier, J.Laurens, E.Bayard, D.Lancelot,
Catenacci



Le contexte 1850-1914



LE TOUR DU MONDE est la plus grande revue d'aventure géographique de l'époque la plus chargées en voyages d'explorations:



- Avant 1860, les cartes de notre planète présentaient encore de vastes ""territoires inexplorés"" ou des pays quasiment pas ""voyagés"" ; des peuples entiers, des civilisations étaient
encore sans contacts (ou peu) avec nous.



- Après 1914, quasiment toute la planète avait été explorée et décrite. Par la maîtrise de la géographie l'homme avait perdu l'angoisse du territoire inconnu, mais en
même temps l'excitation de la découverte.


Les ""sauvages"" sont enfermés dans les livres d'histoire, la ""civilisation"" a fini de se répandre, la liberté est canalisée, Les nations se sont partagée toute la surface... adieu Far-west
... Les politiques, les problèmes et les conflits deviennent mondiaux ...


La poésie de l'exploration géographique sera dissoute par ce monde devenu moderne: Avec la facilité et la sécurité des transports, les exploits des grands voyageurs ne présentent plus
d'intérêt.


Le récit d'aventure se tournera alors vers le développement des zones colonisées, puis se réfugiera vers les exploits scientifiques, puis, plus tard sportifs: il ne s'agira plus d'exploration dans
les Andes, ou d'expédition au Tibet inconnu, mais d'en faire la traversée en vélo ou d'en escalader un sommet par une nouvelle voie !



Histoire de la revue



Le fondateur Édouard Thomas CHARTON (05/11/1807-27/02/1890, Journaliste, Homme politique, Saint Simonien) avait déjà été le directeur/fondateur du ""MAGASIN PITTORESQUE"" depuis 1833, revue
illustrée généraliste et plutôt orientée sur l'éducation de la jeunesse.



Dans la préface au numéro 1, les choix qui ont poussés au lancement du TOUR DU MONDE sont présentés.



La revue parait depuis 1860 tous les 6 mois (sauf en 71, à cause de la guerre)



Jusque 1890, un simple article "" L'année géographique "" informait le lecteur de l'avancement des explorations lancées à travers le monde, en attendant le retour des voyageurs.



En 1891, la rédaction attache au TOUR DU MONDE une édition mensuelle complète ""Les Nouvelles géographiques"".



En 1894, la revue est relancée sous le label ""Le tour du Monde, nouvelle série""



Ensuite (1896 ?), A TRAVERS LE MONDE, une publication hebdomadaire d'actualité géographique, sera éditée parallèlement au format du TOUR DU MONDE.



On retrouve des tomes de cette publication reliés indépendamment par année.



Hélas, au tournant du siècle, rien n'y fait.



La fin des grandes expéditions géographiques, la disparition des premiers abonnés, la perte d'intérêt du public pour les voyages dans des pays qui ne sont plus inconnus, enfin le remplacement
des gravures sur bois par la photographie imprimée, ... les abonnements chutent.



On dit que la revue a durée jusque 1914...



La revue a inspiré les romans exotiques de Jules Verne ou le cadre des aventures de Corto Maltese à H. Pratt.




SUR ÉDOUARD CHARTON



Édouard Charton, né à Sens le 11 mai 1807 et mort à Versailles le 27 février 1890, est un journaliste, directeur de publications, et homme politique français.



Reçu avocat, Charton s’inscrit au barreau de Paris en 1827, mais n’exerce pas cette profession pour laquelle il semble avoir eu une véritable aversion et continue à collaborer, comme au temps
de ses études aux bulletins de deux sociétés, la Société pour l’Instruction élémentaire et la Société de la Morale chrétienne.



C’est au sein de ces sociétés philanthropiques qu’il comprend l’importance de l’instruction, découvre les problèmes de société et acquiert des convictions
qu’il conservera toute sa vie. En 1829, il rejoint les rangs des saint-simoniens et, après un passage à la rédaction du journal le Globe, devenu, en 1830, le Journal de la doctrine de Saint-Simon, sous la direction de Michel Chevalier,
il parcourt la Bretagne et la Vendée pour prêcher les idées saint-simoniennes. Lors du schisme de 1831, qui voit le départ des saint-simoniens républicains, il rompt, comme ses amis Hippolyte Carnot et Jean Reynaud, avec Prosper
Enfantin.



Il débute en 1833 avec le Magasin pittoresque, hebdomadaire illustré lancé par l’imprimeur saint-simonien Lachevardière sur le modèle du Penny Magazine britannique, une fructueuse
carrière de directeur de publication. Infatigable directeur de ce premier magazine populaire illustré jusqu’en 1888, il réussit à mobiliser, pour la cause de l’instruction et du « divertissement utile », non
seulement ses amis saint-simoniens mais aussi savants et écrivains de renom. Pendant plus de cinquante ans, les articles ne sont pas signés mais on sait par exemple que George Sand y a parfois contribué ou que Camille Flammarion y a fait ses
débuts de vulgarisateur en 1864, à l’âge de 22 ans.



Persuadé que l’illustration est indispensable à la compréhension et à l’agrément, il est à l’origine du renouveau de la gravure sur bois en France et a
favorisé les débuts de carrière de plusieurs illustrateurs de renom. Édouard Charton est à l’origine en 1843 avec Joanne, Paulin et Dubochet du lancement de l'Illustration, autre hebdomadaire à succès, dont
il quitte rapidement la direction.



À la chute de Louis Philippe en février 1848, il est appelé au secrétariat général du Ministère de l’Instruction publique par son ami Hippolyte Carnot, ministre du
gouvernement provisoire. Député de l’Yonne puis Conseiller d’État, il proteste contre le coup d’État du 2 décembre 1851 avant de se démettre de ses fonctions. Son attitude à l’occasion de
ces événements est rapportée par Victor Hugo dans Histoire d’un crime. Sous le Second Empire, Charton se présente sans succès comme candidat de l’opposition démocratique dans sa ville natale, en 1857 et
1863.



Après avoir fait paraître, de 1853 à 1855, les quatre volumes de l’Histoire des voyageurs anciens et modernes, il publie en 1859, avec Henri Bordier, une Histoire de la France illustrée,
saluée en termes élogieux pour le choix de ses illustrations dans le bulletin de la bibliothèque de l’École des chartes. S’intéressant aux récits des voyageurs contemporains il lance, en 1860, la revue Le
Tour du monde qui marque ses débuts chez Hachette. Cette revue à succès est suivie du lancement en 1864 de la Bibliothèque des Merveilles, collection de petits ouvrages de vulgarisation. Là aussi, Charton sait convaincre pour
s’assurer le concours des meilleurs spécialistes (« hommes spéciaux »).



Installé à Versailles en 1863, il y fonde une bibliothèque populaire en 1864. Il devient membre correspondant de l’Institut de France en 1867.



La chute de l’Empire marque son retour à la politique. Le 6 septembre 1870, il est nommé préfet de Seine-et-Oise par le gouvernement de défense nationale. Élu républicain de
l’Yonne en février 1871, il siège à l’Assemblée nationale. À partir de 1876, il représente sans interruption, jusqu’à sa mort en 1890, son département d’origine au
Sénat.



Ses interventions dans les assemblées sont toutes marquées du souci de promotion du peuple par l’éducation et l’instruction. Il souligne l’importance de l’enseignement artistique et
défend l’idée d’une politique culturelle. Il participe à la création du musée d’ethnographie du Trocadéro, ancêtre du musée de l'Homme. Il est élu en 1876 à
l’Académie des sciences morales et politiques à la place laissée vacante par la mort d’Auguste Casimir-Perier.



La ville de Sens a donné, de son vivant en 1888, son nom à la rue où se situe sa maison natale. Ses concitoyens de Versailles l’ont honoré en donnant son nom à une rue de la ville et
par un buste dans le hall de l’hôtel de ville.






ON RETROUVERA AU SOMMAIRE




1 - Italie Sienne par le Docteur Constantini (1865)


2-  L'Afrique australe, premiers voyages du Docteur  Livingstone (1840-1856)


3- Voyage aux volcans de France centrale Ferdinand de Lanoye (1864)


4 - Le Zambèze et ses affluents  par David et Charles Livingstone (1858-1864)


5 - De Paris à Bucharest, causeries géographiques par Lancelot (1860)


6 - Quatorze mois de captivité chez les turcomans (frontières du Turkestan et de la Perse) par Henri de Couliboeuf de Blocqueville (1860-1861)


7 - Voyage dans la Guyane française par Frédéric Boyer, capitaine de Frégate (1862-1863)


8 - La Sicile et l'éruption de l'Etna en 1865  récit de voyage par Elisée Reclus


9 - Le Japon par Aimé Humbert, ministre plénipotentiaire de la confédération suisse (1863-1864)


10 - Voyage de l’océan  Atlantique à l’océan Pacifique à travers l'Amérique du sud (11ème étape le Pérou) par Paul Marcoy (1848-1860)


11 - Voyage au Soudan oriental par Trémeaux (1848-1850)


12 - Exploration de la Haute Asie par les Frères de Schlagintweit (1854-1857)


13 - Voyage de l'Atlantique au Pacifique (Route du Nord-Ouest par terre) par le Vicomte Milton et le Docteur Cheadle (1862-1864)


14 - Voyage aux volcans de France centrale par Ferdinand de Lanoye (1864)


15 - Le Japon par Aimé Humbert, ministre plénipotentiaire de la confédération suisse (1863-1864)


16 - Voyage en Espagne (Séville) par Gustave Doré et Ch. Davillier (1862)