L’ÉPOPÉE HOMÉRIQUE
EXPLIQUÉE PAR LES MONUMENTS
Par W. Helbig avec une traduction française de FL.Trawinski (lauréat de l’Institut) et une introduction de Maxime Collignon (membre de l’Institut)
Année 1894 - À Paris chez la Librairie de Firmin-Didot et Cie (imprimeur de l’Institut)
Demi-reliure – dos à 4 nerfs avec pièce de titre – plats percaline de couleur rouge – format 15x23,5 – XV + 600 pages – pages de garde marbrées couleurs – tranchefile – 197 figures en noir – 2 planches en noir
Thèmes : Antiquité, archéologie, histoire antique
État : bon état, frottements de reliure au niveau du dos, propre et solide
Particularités : estampillé sur le 1er plat « Université de France – Lycée Condorcet »
Au sommaire
► Les sources
► L’époque homérique
● L’architecture et le mobilier
● Le costume
● Les parures
● Les armes
● Les ustensiles et les vases
● L’art
Ce qu’on en a dit
Il n'est jamais trop tard pour parler d'un livre classique. C'est sur les conseils de M. Maxime Gollignon que M. Trawinski a entrepris de traduire, d'après la seconde édition allemande, le fondamental ouvrage de M. Helbig : Das homerische Epos aus den Denkmäler erläutert. L'apparition de l'édition princeps (1884) marque une date dans la science de la philologie archéologique. Pour reconstituer la vie homérique et l'illustrer, il fallait être également versé, comme M. Helbig, dans la connaissance intime du texte d'Homère et dans la pratique approfondie des monuments figurés ; il fallait être aussi familier avec les origines orientales qu'avec la Grèce archaïque et la Grèce mycénienne. Ce que nous peint en effet l'Épopée, c'est une époque de transition, qui a conservé beaucoup de ressouvenirs de la brillante civilisation des dynastes achéens, mais qui en diffère sur des points essentiels, qui subit fortement l'étreinte du génie phénicien, mais qui a déjà son originalité propre. Rien n'était plus difficile et plus délicat que d'opérer le départ entre des éléments si divers. M. Helbig, dans sa façon de poser et de résoudre ce problème complexe, s'est montré tout à fait supérieur.
En présentant l'Épopée homérique aux lecteurs français, on pouvait se proposer deux choses : ou de s'adresser au public spécial, ou de s'adresser au grand public. C'est surtout au public érudit qu'on a songé. On n'a donc touché en rien à la composition du livre ; on ne l'a ni élagué, ni remanié. C'est une traduction ; ce n'est pas une adaptation. Peut-être, sous cette dernière forme, eût-il été plus populaire. Au lieu d'une vaste encyclopédie, où chaque assertion est accompagnée de ses preuves, on aurait pu donner un substantiel manuel, où l'on se serait contenté de consigner les résultats, sans les envelopper de l'appareil critique qui les justifie. Tel, pour citer un modèle du genre, le Manuel d'archéologie grecque de M. Maxime Gollignon. D'ailleurs, maintenant qu'on a excellemment réalisé la première idée, pourquoi ne réaliserait-on pas la seconde ? En chargeant de cette tâche celui de nos Athéniens qui est le mieux au fait des questions d'origines, celui qui est le plus habile à éclairer les textes par les monuments, — c'est à M. Pottier que je songe, — on serait sûr de nous offrir une merveille d'ordre, de pénétration et de clarté, un véritable pendant à la Cité antique.
Georges RADET.
Source : persée