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À la hache histoire et symbolique dans la France médiévale Christiane Raynaud Michel Pastoureau

(Code: ALAHACHERAYNAUDLEOPARDOR)
38,00 EUR
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À la hache histoire et symbolique dans la France médiévale Christiane Raynaud Michel Pastoureau

« À la hache »

 

Histoire et symbolique de la hache dans la France médiévale (13ème – 15ème siècle)

 

Christiane Raynaud – Préface de Michel Pastoureau

 

Éditions Le léopard d’or – Année 2002 – 700 pages – broché – format 16x24 – quelques illustrations en noir

 

Thèmes : histoire médiévale ; moyen âge ; outils ; guerre ; arme ; militaria

État : bon état, petites marques de reliure, quelques annotations au crayon papier, propre et solide

 

L'histoire de la hache, qui commence avec les débuts de l'humanité, reste mal connue pour les trois derniers siècles du Moyen Âge. La famille de l'outil est alors d'une étonnante diversité et sa diffusion connaît un essor décisif. La promotion de l'arme est aussi exceptionnelle. Elle occupe une place au combat, dans les joutes et tournois, qu'elle n'a plus ensuite, mais que reflète encore l'imaginaire collectif. L'objet est surtout attachant par ce qu'il apprend des hommes qui l'ont fabriqué, manié, entretenu, réparé, transmis, et qui l'ont apprécié, aimé, convoité ou parfois redouté. Il permet de redonner vie aux pauvres disgraciés, aux exclus et aux marginaux des forêts, au paysan, à l'ouvrier, à l'artisan, au marchand de bois, à ceux qui humblement accomplissent leur tâche et aux révoltés. Resurgissent obscurs, délaissés, méprisés les bourreaux, les brigands de grand chemin, les soldats perdus, les criminels endurcis ou de rencontre et leurs malheureuses victimes. Puis viennent, plus familiers, les chasseurs, les forestiers, seigneurs fastueux et âpres au gain et leurs agents malhonnêtes, les sergents, les pionniers, les troupes des garnisons, les héros anonymes de la guerre des buissons ou de Flandre. Enfin, moins attendus, apparaissent hache au poing, les Templiers, les Croisés, les Cathares, les corps d'élite aussi affûtés que leur arme, ou encore les chevaliers, champions flamboyants dont les exploits font rêver jusqu'aux plus modestes, et surtout le prince.

 

Christiane Raynaud, agrégée d'Histoire, est professeur de l'Université de Provence (Aix-Marseille I)

 

Au sommaire simplifié

 

Une famille d’outils (richesses et ambiguïtés ordinaires du vocabulaire ; une fabrication plus facile, des objets de meilleure qualité et plus nombreux ; comment se procurer une hache ? ; la vie de l’outil : l’entretien, les réparations, la réforme)

L’outil agricole et domestique (les défrichements et les usages en forêts ; les travaux et les jours)

L’outil de l’artisan (gros travaux, grands chantiers et maîtres de la hache ; l’outil et les autres activités de service)

Arme et outil (du bon usage de l’outil à la guerre ; l’arme des délinquants ; l’arme des criminels et des révoltés ; l’arme de justice)

La hache de guerre (une arme redoutable recherchée pour son efficacité meurtrière ; l’arme des combattants les plus exposés pour ouvrir la voie rapidement et se protéger ; l’arme des réprouvés)

Une arme populaire réhabilitée (le nombre et le prix ; une arme populaire et discréditée ; le processus de réhabilitation)

Une présence discrète dans les images (la hache n’arme jamais tous les combattants ; la hache apparaît dans presque toutes les circonstances)

Le jeu à la hache (un art difficile ; un exercice martial ; une pratique spectaculaire)

Rites, symboles et imaginaire de la hache (la hache civilisatrice et protectrice ; la symbolique typologique et le Christ ; l’attribut allégorique)