L’INTEMPOREL
André Malraux
Année 1976 – NRF Gallimard – dans la série « La métamorphose des dieux » - reliure toilée éditeur sous jaquette illustrée couleurs – format 21x27 – 425 pages – tranchefile – signet – riche et abondante iconographie en noir et en couleurs, in et hors-texte
Thèmes : collection littéraire, essais, arts
État : bon état, propre et solide, visiblement non lu
Particularités : dans son carton d’origine
La Métamorphose des dieux (volume unique qui traite des relations de l'Homme avec le sacré ou avec une vérité qui le dépasse) est un essai publié par André Malraux le 1er décembre 1957. Une réédition paraît en1977 et deviendra, sous une autre présentation, le premier volume de la trilogie La Métamorphose des dieux : I. Le Surnaturel (Gallimard, 1977), complété par II. L’Irréel (Gallimard, 1974) et III. L’Intemporel (Gallimard,1976).
L'art se situe au centre des préoccupations de Malraux, voire de ses aventures : témoin son expédition au temple de Banteay-Srei au Cambodge, en 1923. Pas un de ses romans dont les personnages ne s'interrogent sur la signification de l'art, que l'écrivain questionne, aussi en son nom propre, dans des catalogues d'expositions (Fautrier, 1945 ; les Trésors de l'Inde, 1960), dans de nombreux articles (revues Commune, Verve), lesquels, rassemblés, donnent naissance à des oeuvres plus vastes, telle la Psychologie de l'art, incluant le Musée imaginaire (1947), la Création artistique (1948), la Monnaie de l'absolu (1949). Servi par une mémoire visuelle exceptionnelle, entretenue dès sa jeunesse par la fréquentation des musées (le musée Guimet, notamment) et par ses voyages, Malraux met sa culture au service d'une doctrine métaphysique de l'art explicitée dans les Voix du silence (1951) qui reprennent les thèmes de la Psychologie avant le testament de la Métamorphose des dieux. La rédaction de cette ultime trilogie est interrompue par les fonctions politiques de Malraux, ministre de l'Information puis des Affaires culturelles du général de Gaulle (1958-1969). Le dernier tome sortira l'année même de sa mort.
La Métamorphose des dieux séduit par l'obstination de l'auteur à suivre dans l'histoire de la création artistique, dont il ne cherche pas à supprimer l'""éparpillement temporel"" (M. Foucault), le filin interrompu de la transcendance. Mais à ce plaisir s'ajoute celui d'un lecteur convié à regarder les oeuvres d'art comme les voyait un guide inspiré. Le discours métaphysique se métamorphose alors en un des hymnes les plus éloquents à la gloire de l'art mondial jamais écrit en langue française.
La Métamorphose des Dieux est le plus étendu et le plus important des ouvrages consacrés à l'art par André Malraux.
Dans ce dernier volet, André Malraux explore une nouvelle fois le monde de l'art et lui consacre le dernier tome de sa trilogie de La Métamorphose des dieux. Sous-titré L'Intemporel, il redécouvre les artistes, à partir de Manet, afin de révéler ce que l'écrivain nomme le fait pictural.