L’ALGÉRIE NOMADE ET KSOURIENNE
1830 - 1954
Par Georges Hirtz - Aux éditions P. Tacussel - Année 1989 – couverture cartonnée toilée de couleur vert-pomme sous jaquette illustrée couleurs et emboitage illustré à l’identique – format 24,5x30,5 – 214 pages – pages de garde illustrées – tranchefile – iconographie en noir et en couleurs, in et hors texte
Thèmes : histoire, Algérie, Maghreb, Afrique du nord, Atlas algérien, ethnographie
État : bon état, petites marques sur la jaquette au niveau du haut du dos, propre et solide
Présentation
Thèmes principaux :
• Nomadisme et vie ksourienne : L'ouvrage documente la vie des populations nomades et des habitants des ksour (villages fortifiés) du Sud algérien.
• Focus régional : Il consacre une partie importante à l'histoire de la confédération des tribus des Larbaa et de la ville de Laghouat.
• Évolution sociale : L'auteur analyse les transformations, les modes de vie, le tissage, ainsi que l'ouverture de ces sociétés traditionnelles au monde moderne sous l'influence de la colonisation française
Ce qu’on en a dit
Ce magnifique ouvrage, pré facé par Pierre Mesmer, est certainement à classer dans la catégorie des "beaux livres". L'auteur, en effet, nous résume une longue période de l'histoire de l'Algérie, de 1830 à 1954, sur les Hauts Plateaux et il nous présente cette région de l'Atlas saharien à travers de remarquables photographies et reproductions de peintures de maîtres. Cette iconographie, dit d'ailleurs l'auteur, a été constituée "dans la préoccupation de la véracité" (pas de reproductions de toiles d'Etienne Dinet donc, restituant davantage ses fantasmes que les réalités vécues, du moins dans bien des toiles). Georges Hirtz a été administrateur de 1935 à l'indépendance dans cette région de l'Algérie. Il connaît bien le pays et ses habitants et peut donc en parler avec compétence.
La première partie est consacrée à l'histoire de l'Algérie nomade et ksourienne jusqu'en 1954, aux genres de vie traditionnels et à révolution des sociétés dans le cadre français. L'auteur insiste sur les relations de sympathie qu'il a connues entre musulmans et chrétiens. Il cite même des ralliements à la cause française durant la guerre d'indépendance. De belles pages, exactes, sont consacrées à Aurélie Picard qui avait épousé le cheikh de la confrérie Tidjaniya et qui est morte chrétienne (et non pas musulmane, comme le dit l'inscription sur sa pierre tombale).
La seconde partie traite de l'histoire des Larbaa et de Laghouat: avant l'arrivée des Français, durant la période de la colonisation, puis l'évolution. Un glossaire termine le volume. Georges Hirzt, administrateur, a entendu montrer cette évolution et l'ouverture des sociétés au monde moderne sous l'influence de la présence de la France, introduisant des facteurs de changements. Bref, nous avons avec cet ouvrage un panorama d'envergure qui est un régal pour la vue, tout en étant très instructif. En effet, à part l'ouvrage d'Émilie Dermenghem Le Pays d'Abel en 1960, les ouvrages sur cette région d'Algérie sont rares, surtout quand Us se présentent sous cet aspect, si engageant pour le lecteur qui a du goût et qui sait reconnaître les œuvres de qualité.
Source : persee