HÉRODIAS
Par Gustave Flaubert
Année 1947 – Éditions de la Cité – non relié sous jaquette rempliée recouverte d’un papier cristal, puis chemise cartonnée, puis emboitage
Format 16x25 – 92 pages
Lithographies originales couleurs de Hyacinthe Bofarull( frontispice, en hors-texte, en bandeaux, lettrines, culs-de-lampe)
Thèmes : collection littéraire, nouvelles, romans
État : bon état, quelques traces d’usure sur l’emboitage, propre et solide.
Les petites taches noires sur les photographies dont dues à un défaut sur l’objectif de l’appareil photographique
Particularités : 3ème volume des « Trois contes »de Gustave Flaubert – Un des 450 exemplaires sur Lana numérotés de 40 à 489 (exemplaire n° 454)
Le texte de ce livre est celui de l’édition définitive de la Bibliothèque Charpentier parue à Paris en 1877, format in-12
Repères
Trois Contes est le titre d'un recueil de trois nouvelles de Gustave Flaubert parues sous forme d'épisodes dans deux journaux différents au cours du mois d'avril 1877 et publiées dans leur intégralité le 24 avril 1877 par l'éditeur Georges Charpentier. Cette œuvre que Flaubert mit près de trente ans à écrire dans sa totalité constitue sa dernière production romanesque achevée, puisqu'il est mort trois ans après sa publication.
Sur Hérodias
Dans sa citadelle de Machaerous, au bord de la mer Morte, Hérode Antipas retient prisonnier Iaokannan (Jean le Baptiste), qui condamne publiquement son union incestueuse avec Hérodias, sa propre nièce. Celle-ci avait quitté le frère d'Hérode, Hérode Philippe, dont elle était l'épouse ; n'étant poussée que par l'intérêt, Hérodias craint d'être répudiée.
Lors d'un grand festin, Salomé, fille d'Hérodias et d'Hérode Philippe, exécute une danse sublime qui séduit tous les convives. Lorsqu'Antipas se déclare prêt à lui offrir tout ce qu'elle souhaite, Salomé, manipulée par sa mère, exige la tête de Jean le Baptiste sur un plateau.
Lorsque la tête d'Iaokannan est présentée à Antipas,
« des pleurs coulèrent sur les joues du Tétrarque. Les flambeaux s’éteignaient. Les convives partirent ; et il ne resta plus dans la salle qu’Antipas, les mains contre ses tempes, et regardant toujours la tête coupée, tandis que Phanuel, debout au milieu de la grande nef, murmurait des prières, les bras étendus. »
Le lendemain arrivent deux hommes « expédiés autrefois par Iaokannan », et Phanuel part avec eux vers la Galilée, transportant la tête d’Ioakannan. « Comme elle était très lourde, ils la portaient alternativement.»