LE LION ET LE MOUCHERON
Histoire des Marranes de Toulouse
Par Jacques Balmont
Année 2000 – broché couverture souple illustrée sur le 1erplat – format 15,5x24 – 464 pages – sans illustrations
Thèmes : histoire locale – Ancien régime – judaïsme – religion – catholicisme - Occitanie
État : bon état, une petite tache sur la tranche verticale, propre et solide
Présentation de l’éditeur
Voici l’histoire des marranes, juifs portugais et espagnols convertis au catholicisme, qui s’installèrent au XVIIe siècle à Toulouse. Jusqu’à la condamnation au bûcher de six femmes et douze hommes parmi eux. À travers leur saga familiale, c’est le climat politique et spirituel des provinces au siècle de Louis XIV qui est ainsi reconstitué. En persécutant les marranes, la France s’est-elle privée d’une chance de grandeur et de puissance ? « Le refus de l’économie marchande, l’incapacité de construire un système bancaire et plus généralement capitaliste, le repli sur soi, voilà des défauts de la France ; la passion des offices, la pusillanimité, l’amour du despotisme, voilà des défauts des Français. »
Professeur à l’université de Paris-VI, membre de l’Académie des sciences, Jacques Blamont est l’auteur de Vénus dévoilée et de Le Chiffre et le Songe. Histoire politique de la découverte.
Repères
Les marranes sont, à partir du XVème siècle, les Juifs de la péninsule Ibérique (Espagne, Portugal) et de ses colonies (Amérique latine principalement) convertis au catholicisme qui continuaient à pratiquer leur religion en secret.
À l'origine terme de mépris (marrano en espagnol ou marrão en portugais désigne le porc), le mot marrane, dérivé de l'arabe haram (« ce qui est interdit »), est désormais utilisé sans aucun sens péjoratif dans l'historiographie.
Il se trouve en France une toponymie qui marque la trace de communautés marranes implantées à diverses époques : notamment au quartier et sur l'île Marrane de Meilhan-sur-Garonne (Lot-et-Garonne), au lieu-dit La Marrane via le chemin du même nom à Martigues (Bouches-du-Rhône) ou encore à Las Marranes à Beauville (Haute-Garonne) ou aux Marranes à Salle-d’Aude (Aude).