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Joris-Karl Huysmans Politique et religion Classiques Garnier littérature essais mystique

(Code: HUYSMANSPOLITIQUEETRELIGIONSEILLAN)
35,00 EUR
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Joris-Karl Huysmans Politique et religion Classiques Garnier littérature essais mystique

HUYSMANS : POLITIQUE ET RELIGION

 

Par Jean-Marie Seillan

Éditions Classiques Garnier dans la collection « Études romantiques et dix-neuviémistes », n°4

Année 2009 – broché couverture souple – format 16x24 – 440 pages – sans illustrations

 

Thèmes : littérature, essais, art, mystique, religion

État : bon état, couverture partiellement insolée, propre et solide

Particularités : prix éditeur 68€

 

Présentation de l’éditeur

 

Huysmans aurait méprisé la politique, aurait ignoré les débats et les crises de son temps. Pourtant, il suffit d'interroger ses lectures et ses amitiés ecclésiastiques, de relire les pages oubliées de ses romans et sa correspondance tardive pour en douter. Cet ouvrage recompose le parcours de ce républicain désenchanté qui, tenté par la table rase anarchiste, bascule vers un catholicisme contre-révolutionnaire hostile au monde moderne et épouse une vision providentialiste et conspirationniste de l'Histoire. Mais si «la démocratie fait croire en Dieu », la fréquentation de l’Église rend au converti désabusé le goût des valeurs républicaines.

 

Repères biographiques

 

Joris-Karl Huysmans, nom de plume de Charles Marie Georges Huysmans, né le 5 février 1848 à Paris et mort dans la même ville le 12 mai 1907, est un écrivain et critique d'art français.

 

Défenseur du naturalisme à ses débuts — comme en témoignent ses romans Marthe, Les sœurs Vatard, En ménage et À vau-l'eau — fervent disciple et ami d'Émile Zola, il devient le principal représentant du mouvement  décadent avec la publication d'À rebours en 1884. Dans ce roman qui dépeint la retraite loin du monde d'un aristocrate dandy, esthète et misanthrope cherchant à fuir le réel par l'Art et l'artifice et gagné par une profonde neurasthénie, il rompt résolument avec l'esthétique naturaliste et se fait le chantre du pessimisme fin-de-siècle. Il s'illustre également dans le genre du poème en prose, après Baudelaire et Aloysius Bertrand.

 

Il se rattache désormais au symbolisme et s'intéresse au surnaturel en manifestant son intérêt marqué pour les rêves, notamment au travers de son roman En rade (1886), et se penche sur le satanisme dans Là-bas (1891), avant de se convertir au catholicisme et de mettre ainsi un terme à son admiration passée pour Schopenhauer. Cette conversion se reflétera dans ses grands romans religieux comme En route (1895), La Cathédrale (1898) ou L'Oblat (1903), qui lui permettent d'exprimer sa quête mystique extrêmement intense, sa nostalgie pour le Moyen-Âge et sa grande connaissance de l'art médiéval. Huysmans définit dès Là-Bas un nouveau courant littéraire plus en accord avec ses aspirations et auquel se rattachera désormais son œuvre, le naturalisme spiritualiste.

 

Son œuvre est imbibée d'un pessimisme fondamental et d'une aversion pour le réel et son époque qu'il cherche à compenser par la passion de l'Art et plus tard par la foi, mettant ainsi souvent en scène un même personnage désabusé, ennuyé, angoissé, cherchant à remédier à ses grises mélancolies et tourmenté parfois par des rêves étranges. Son style, d'une grande originalité, se caractérise avant tout par une débauche d'adjectifs et la recherche de mots rares, des épithètes excentriques sur une syntaxe torturée, ainsi que par une très grande puissance de suggestion.

 

Il est parallèlement un grand critique d'art, défenseur de la peinture impressionniste, symboliste, contempteur de la peinture académique, mais aussi admirateur des Primitifs et de l'art gothique.

 

Son influence s'étendra sur le surréalisme au travers d'André Breton qui lui portait une très grande admiration.