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Les canonnières du Yang-Tsé-Kiang notes et photographies du lieutenant de vaisseau Maurice Fournet 1936-1938 Marine française Chine Extrême-Orient Asie

(Code: CANONNIERESDUYANGTSEKIANG)
55,00 EUR
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Les canonnières du Yang-Tsé-Kiang notes et photographies du lieutenant de vaisseau Maurice Fournet 1936-1938 Marine française Chine Extrême-Orient Asie

LES CANONNIÈRES DU YANG-TSÉ-KIANG

 

Constantin de Slizewicz – photographies du lieutenant de vaisseau Maurice Fournet

Éditions de l’Imprimerie Nationale – année 2008 – couverture cartonnée couleur sous jaquette illustrée – format 26x30 – 138 pages– tranchefile – photographies en noir

 

Thèmes : militaria, Chine, Extrême-Orient, marine française, histoire, Asie

État : bon état, coin supérieur du 1er plat et coin inférieur du 2nd plat marqués, angle supérieur des 40 premières pages marqué ; liaison basse du 2nd plat et du dos marquée, jaquette en état d’usage, propre et solide

 

Les canonnières françaises du Yang-Tsé occupent une place particulière dans l’histoire de la présence française en Chine. Ces frêles embarcations voguant sur les milliers de kilomètres du tumultueux et mythique Yang-Tsé – alors appelé fleuve Bleu – ont marqué les imaginations des contemporains et les mémoires des marins y ayant servis.

 

Présentation de l’éditeur

Le lieutenant de vaisseau Maurice Fournet fut, de 1936 à 1938, le commandant de la canonnière Balny qui remontait le cours du Yang-Tsé-Kiang (Yangzi Jiang) jusqu'au poste français de Tchong-King (Chongqing). C'est un moment d'histoire capital que dessinent les notes qu'il a laissées, ainsi que celles d'autres officiers, d'Antin de Vaillac, Hourst, André Bernis. Le Yang-Tsé, axe principal de la Chine méridionale jusqu'à Shanghai, était un enjeu économique et stratégique entre les puissances occidentales, au plus fort de l'expansion japonaise. Cette même année 1938,Chiang Kaishek (Jiang Jieshi), ayant fui Hanke ou (Hankou), située en aval sur le fleuve, au confluent du Han Kiang (Han shui), devait trouver refuge à Tchong-King, précisément, avant de s'allier aux communistes pour repousser l'envahisseur. Mais surtout, les photographies inédites du lieutenant Fournet font revivre la Chine authentique, les périls de la navigation fluviale, la vie des marins, un certain charme colonial qui allait bientôt disparaître. Ces vues en noir et blanc montrent le fleuve en hautes et basses eaux, ses pièges et ses remous que les fameux pilotes - dignes de ceux du Mississipi qu'immortalisa Mark Twain -, savaient, seuls, conjurer. Et de sublimes paysages, les villes grouillantes, les gorges que la peinture classique chinoise, toujours, célébra... Voici le Yang-Tsé, le vrai, le monstre qui a émerveillé et effrayé tant d'Occidentaux, Francis Garnier, Victor Segalen, Hermann Von Keyserling, Lucien Bodart, et tant de missionnaires, de commerçants, de matelots restés dans l'oubli. Ce Yang-Tsé là n'est plus, livré désormais au tourisme de croisière avant d'être, en 2009, par la vertu du grand barrage qui coupe son souffle en son cœur, transformé en eau plate aisément navigable, en lac de six cents kilomètres carrés, là où jaillissait sa puissance, son charme ensorceleur et meurtrier.

 

Repères historiques

C’est dans un contexte de lutte d’influence que l’Amirauté britannique avait décidé dès 1896 de l’envoi de deux canonnières sur la partie haute du fleuve, celle baignant le Sichuan. Le Traité de Tien-Tsin (Tianjin), imposé à la Chine en 1858 lors de la Seconde Guerre de l’Opium, permettait en effet aux navires étrangers – y-compris militaires – de naviguer librement et sans contrôle sur le Yang-Tsé.


La Marine française y suivra la Perfide Albion en 1901 avec une première canonnière, l’Olry, commandée par le lieutenant de vaisseau Hourst. Celui-ci va alors effectuer un relevé hydrographique du Haut-Fleuve et de ses affluents (dans l’espoir, déçu, de trouver un lien naturel vers le Mékong ou le Fleuve Rouge) qui pavera la voie de ses successeurs. C’est en 1902 lors de cette véritable expédition qu’il fera élever une caserne à Chongqing (dont les bâtiments et plaques commémoratives ont été préservés jusqu’à aujourd’hui),mais aussi un autre établissement plus modeste à Suifou (aujourd’hui Yibin), à l’extrême fin de la partie navigable du Yang-Tsé.


Après 1917, alors que les grandioses projets de Paul Doumer sont peu à peu abandonnés, la petite flottille française du Yang-Tsé va connaître ses grandes années dans un climat politique chinois dominé par l’instabilité et le règne des Seigneurs de la guerre (cf. troisième partie du récit). En 1927, avec l’arrivée au pouvoir du Kuomintang de Tchang Kaï-chek et la relative stabilité politique qui s’en suit, l’activité des canonnières sur le fleuve se trouve ensuite réduite dans des missions de routine.


Le déclenchement de la Guerre sino-japonaise en 1937 mettra fin, en pratique, à la libre circulation sur le fleuve. Finalement, le Francis Garnier, stationné à Shanghai, prendra la route de l’Indochine le 17 septembre 1940, tandis que le Balny, coincé à Chongqing, sera désarmé le lendemain, 18septembre. La flottille du Yang-Tsé sera officiellement dissoute le 22 octobre 1941.


4000 marins se sont succédés au sein de la flottille des canonnières françaises du Yang-Tsé. Certains en ont laissé des notes. D’autres des photos. Beaucoup en rapporteront le souvenir indélébile de ces paysages chinois si envoutant.

Source : wikihistoirechine