LA COLLINE INSPIRÉE
Par Maurice Barrès
À Paris, Imprimerie Nationale André Sauret éditeur
Grand prix des meilleurs romans du demi-siècle (3ème volume de la collection)
Année 1950 – broché sous jaquette rempliée recouverte d’un papier cristal, chemise cartonnée puis emboitage – format 16x22 – 343 pages – sans illustrations hormis un portrait en frontispice et un autre tiré à part.
Thèmes : littérature, collection littéraire, roman
État : bon état, propre et solide
► Présentation
La Colline inspirée est un roman post-symboliste de Maurice Barrès publié en 1913. En 1950, ce roman fut inclus dans la liste du Grand prix des Meilleurs romans du demi-siècle.
L'histoire se passe dans un lieu de sa terre d'origine, la colline de Sion en Meurthe-et-Moselle. Le livre débute par la célèbre phrase :« Il est des lieux où souffle l'esprit », que l'écrivain et homme politique belge Pierre Nothomb, admirateur de Barrès, attribue aussi à la colline de Montquintin (commune de Rouvroy, Belgique), dont le château fut la demeure de l'évêque suffragant de Trèves, Johann Nikolaus von Hontheim, théoricien du fébronianisme.
Ce roman se construit comme l'affrontement de deux mouvements, le courant illuminé des « vintrasiens » et le courant fidèle à Rome. Le premier, tenant sa raison d'être de la colline et de la terre lorraine, symbolise la liberté, la fidélité aux « racines ». Le second, tenant sa raison d'être de Rome, de l'évêque de Nancy, symbolise l'ordre et la soumission à l'autorité. Malgré la folie où tombe Léopold, malgré la victoire de l'Église par sa rétractation, Barrès refuse de trancher entre l'ordre et la liberté, et donne son sentiment dans les dernières lignes, fameuse opposition entre la chapelle (l'ordre) et la prairie (l'enthousiasme) dont l'auteur montre combien elles nous sont indispensables toutes deux.
► Résumé
Trois religieux lorrains, les frères Baillard, décident de faire revivre la colline de Sion, autrefois lieu de pèlerinage dédié à la Vierge. Remportant tous les succès, ils s'enrichissent jusqu'à inquiéter leurs supérieurs, et attirent les foules à Sion. Mais la rencontre de l'aîné Léopold avec l'hérésiarque Vintras, prêtre excommunié par l'Église, transforme la basilique Notre-Dame de Sion en bastion de la secte vintrasienne. Rejetée parles autorités catholiques, la communauté de Sion perd peu à peu fidèles et religieux, et ne maintient qu'une poignée autour de Léopold et de ses frères. Le manque d'argent et l'arrivée d'un prêtre catholique « orthodoxe » dépêché par l'évêque de Nancy va chasser cette poignée de son église. Toutefois, pris par le remords et ému par l'amour sincère de Léopold pour sa colline, le prêtre catholique va s'employer à le ramener dans le giron de l'Église, et, après lui avoir donné l'extrême-onction, il obtiendra que Léopold abjure son hérésie.
► Maurice Barrès, né le 19 août 1862 à Charmes (Vosges) et mort le 4 décembre 1923 à Neuilly-sur-Seine, est un écrivain et homme politique français, figure de proue du nationalisme français.
Le premier axe de sa pensée est « le culte du Moi » : Barrès affirme que notre premier devoir est de défendre notre moi contre les «Barbares », c'est-à-dire contre tout ce qui risque de l'affaiblir dans l'épanouissement de sa propre sensibilité. Le second axe est résumé par l'expression « la terre et les morts » qu'approfondissent les trois volumes du Roman de l'énergie nationale : Les Déracinés (1897), L'Appel au soldat (1900) et Leurs figures (1902) qui témoignent de l'évolution de Maurice Barrès vers le nationalisme républicain et le traditionalisme, l'attachement aux racines, à la famille, à l'armée et à la terre natale.
Il est l'un des écrivains les plus influents dans la France de la Belle Époque, il était surnommé le « princeps juventutis » (prince de la jeunesse), il est l'un des maîtres à penser de la droite nationaliste durant l'entre-deux-guerres.