NEUVILLE CHÂTELLENIE ROYALE
Il s’agit de la réédition de « Neuville Châtellenie royale »de M. l’Abbé Chobert par la Société Archéologique de Neuville-aux-Bois
Année 1970 – reliure cartonnée skyvertex de couleur bleue – format 21x27 – 314 pages – illustrations en noir (dessins, photographies) - lettrines – écusson fleuronné or sur le 1er plat
Thèmes : histoire locale, Loiret, moyen-âge, féodalité, Beauce
État : bon état, petites usures au niveau de la charnière (1er plat-dos), propre et solide
Particularités : un des 1000 exemplaires numérotés de 1 à1000, exemplaire n° 585
Repères
Neuville-aux-Bois est une commune française située dans le département du Loiret, en région Centre-Val de Loire.
Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par la Laye du Nord.
La commune constitue à elle seule l'unité urbaine de Neuville-aux-Bois.
Neuville-aux-Bois est une commune rurale qui compte 4 987 habitants en 2023, après avoir connu une forte hausse de la population depuis 1962. Elle est dans l'unité urbaine de Neuville-aux-Bois et fait partie de l'aire d'attraction d'Orléans.
Le patrimoine architectural de la commune comprend un immeuble protégé au titre des monuments historiques : l’église Saint-Symphorien, une grande église gothique sans transept avec tour défensive du 15ème siècle, inscrite en 1971 (église en totalité).
Une châtellenie (castellania) ou châtellerie est un terme employé en Europe au Moyen Âge pour désigner le plus petit découpage administratif dans le système féodal.
Elle désigne le territoire sur lequel le maître du château exerce ses droits banaux. En son centre se trouve le château qui est le chef-lieu de la châtellenie, administrée par le châtelain (« castellanus ».
En France les termes mandement ou châtellenie désignent dès le XIe siècle un territoire nouveau qui s'est formé autour de châteaux à motte élevés par la noblesse rurale à la suite de la défaillance du pouvoir central.
Présentation
Neuville-aux-Bois, c'est d'abord le charme d'un site qui se révèle au premier regard : « une petite ville bourgeoise (avec) des rues très droites, pour laisser voir, l'une, la façade de la gare toute blanche, dans la verdure de ses bosquets (...), l'autre, une riante échappée de campagne et la tour du clocher géant, monumentale silhouette qui emplit de sa présence toute la plaine ». Tous ces attraits de la localité de l'Orléanais, ceux-ci et beaucoup d'autres, sont évoqués dans l'ouvrage de l'abbé Chobert, mais ils apparaissent surtout comme la toile de fond d'une histoire riche et mouvementée, dont le récit, étayé par une connaissance parfaite des archives, reflète bien la vigueur et la densité ; il nous conduit, en effet, des origines, très anciennes, de Neuville, puisqu'elles remontent à l'époque des Carnutes (habitat du terroir quinze siècles avant J.-C.), jusqu'au XIXe siècle, en passant par la période gallo-romaine (découverte de monnaies des trois premiers siècles de notre ère), par la domination des Francs (défrichage, culture et constitution de villages), le passage du Novus Vicus à la Nova Villa (Neuville), ou l'érection d'une véritable commune (début du XIIIe siècle)...
Toutefois, les grands moments du passé de Neuville, terroir rattaché au domaine royal dès le règne des Francs, ont toujours été liés au destin de sa châtellenie, qui fut d'abord la propriété (alternée) des ducs d'Orléans et de la Couronne : les temps sont terribles et héroïques pour elle pendant la guerre de Cent Ans (triste exode des paysans chassés de leurs terres), elle retrouve la prospérité à la fin du XVe siècle (« on voit onduler à perte de vue le bled froment »), mais après les prédications de Théodore de Bèze sous les halles, les huguenots dévastent et incendient la cité, avant que Neuville ne soit administrée par des seigneurs engagistes, comme Charles de Bois-l'Évêque qui versa pour cela 25 000 livres, que « l'opulente famille des Clérembault de Vendeuil » n'achète le domaine en 1689 et que le marquis de Vendeuil ne connaisse un destin rocambolesque pendant la Révolution : resté surplace et déguisé en artisan, il fut emmené à Paris et jeté en prison, ne devant son salut qu'à l'abnégation de son valet de chambre... Le recensement des fiefs de Neuville et de leurs seigneurs, ainsi que l'étude des institutions civiles, militaires et religieuses, complètent ce livre passionnant.
Micberth
Source : histoirelocale