LA SCÈNE ET LES TRÉTEAUX
Le théâtre de la farce au moyen-âge
Par Michel Rousse
Éditions Paradigme publications universitaires dans la collection « Medievalia »
Année 2004 – broché couverture souple illustrée en noir –format 13,5x20 – 336 pages – sans illustration
Thèmes : théâtre, moyen-âge, histoire médiévale, histoire littéraire
État : bon état, une petite trace sur le haut du 1er de couverture, propre et solide
De renommée internationale, les Éditions Paradigme réunissent des spécialistes de haut niveau dans tous les champs de l'histoire érudite des écritures, des livres, des bibliothèques et des textes.
Des universitaires du monde entier préparent l'édition critique des textes et reconstruisent l'histoire de leur production, de leur circulation, de leur audience et de leurs usages de l'Antiquité au début de la Renaissance mais également de périodes plus récentes.
Le Moyen Âge est une réalité européenne ; jamais dans l’histoire de l’humanité, de l’Atlantique à l’Oural, on n’aura autant partagé la même foi, les mêmes valeurs, les mêmes conditions économiques.
Grandies à l’ombre des châteaux et des couvents, les villes commencent à s’imposer au XIIe siècle, pour cristalliser de nouvelles formes de savoir, d’art et de techniques, toujours irriguées par les grands voyages de commerce et de pèlerinage qui mènent les hommes de l’Islam à la Scandinavie, de l’Irlande au mont Cassin, de l’Égypte à l’Angleterre
Repères
La farce est un genre théâtral né au Moyen Âge, qui a pour but de faire rire et qui a souvent des caractéristiques grossières. Son originere monte à l'Antiquité gréco-romaine, nous en trouvons déjà des traces chez Aristophane et Plaute.
Présentation
Regroupe des articles de Michel Rousse sur l'étude de la farce médiévale, de sa genèse à son expansion. Son enquête porte sur l'espace du jeu, le théâtre de clercs et celui des jongleurs, les temps et lieux du théatre dans la cité ainsi que sur les farces, jeux et ébats.
Michel Rousse n’oublie jamais que si le texte est, s’agissant du théâtre, la source d’information la plus riche sur un art dont nous ignorons l’essentiel, il est la résultante de multiples facteurs : un auteur, mais tout autant des acteurs, un dispositif scénique, un public dont les habitudes et les traditions commandent par avance le tracé de l’oeuvre.
Ainsi Michel Rousse a-t-il réussi à retracer la genèse de la farce et à présenter un panorama complet du genre pendant sa période d’expansion : public, composition du spectacle, mise en scène, jeu, acteurs, troupes, répertoires...
Ce qui suppose des qualités et des connaissances d’historien, de folkloriste, de critique littéraire, de philologue, et d’homme de théâtre, qu’il met au service d’une scrupuleuse honnêteté scientifique.
J. Dufournet
Table des matières
► L’espace du jeu
● De la scena médiévale à l’espace de la commedia dell’arte
● Propositions sur le théâtre profane avant la farce
● Fonction du dispositif théâtral dans la genèse de la farce
● L’espace scénique des farces
► Théâtre de clercs, théâtre de jongleurs
● Le Babio, le dialogue et le jeu de théâtre
● Le Jeu de saint Nicolas : du clerc au jongleur
● L’Acteur au Moyen Âge, Xe-XIIIe siècles : vers l’intériorisation du jeu
► Temps et lieux, le théâtre dans la cité
● Le Jeu de la feuillée et les coutumes du cycle de mai
● Le dénombrement du fief de la jonglerie à Beauvais
● Angers et le théâtre profane médiéval
● Mystères et farces à la fin du Moyen Âge : problèmes de théâtre populaire
► Farces, jeux et ébats
● Les objets facétieux dans les farces françaises des XVe et XVIe siècles
● Estormi ou l’empreinte du castelet
● Jongleries dans le théâtre des mystères
● La farce, le conte et la chanson
● Les chansons dans les farces
« Et de scenos, qui signifie ombre, tire son nom cette scena ; scene signifie, ombre, et scena, abri d’ombre, lieu ombragé dans le théâtre et recouvert de rideaux, pareil aux échoppes des marchands qui sont entourées de rideaux ou de tentures. Et d’après cela, scena peut venir de scenos qui signifie maison ; dans cet abri d’ombre se cachaient des acteurs masqués. » PISE Hugo de, Magnae derivationes.