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Presse satirique La Belle Époque et son envers Quand la caricature écrit l’histoire Sauret politique

(Code: LABELLEEPOQUEETSONENVERSCARICATURES)
40,00 EUR
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Presse satirique La Belle Époque et son envers Quand la caricature écrit l’histoire Sauret politique

LA BELLE ÉPOQUE ET SON ENVERS

Quand la caricature écrit l’histoire

 

Texte de Jean-Pierre Béchu avec une préface de Michel Mélot

Éditions André Sauret – année 1980 – 180 pages – couverture cartonnée toilée de couleur verte sous jaquette illustrée – format 24x32 – tranchefile – illustrations majoritairement couleurs en hors-texte

 

Thèmes : caricature, presse satirique, politique, histoire

État : bon état, reliure insolée en marge des plats, petites taches sur tranche supérieure, propre et solide

 

● La caricature à la Belle Époque (environ 1870-1914) connaît un âge d'or grâce à la loi de 1881 sur la liberté de la presse, qui permet une explosion de la presse satirique et illustrée en France. Témoin de son temps elle illustre toutes « les facettes » sociales, politiques, économiques, etc… du temps.

 

● Eléments contextuels

→ La loi de 1881 : Elle supprime la censure préalable et l'autorisation, libérant la parole graphique et politique.

→ Les revues phares : Des publications comme L'Assiette au beurre, Le Courrier français ou Le Rire font de la caricature leur cœur de métier, utilisant souvent de superbes illustrations en couleur ou des dessins grand format.

 

● Brefs éléments historiques

→ Apparue pour la première fois en français en 1740, la caricature est une image qui charge, exagère, déforme pour donner à rire et dénoncer. Si la pratique peut être retracée jusqu’en Egypte antique, elle se développe surtout à la période moderne, avec l’apparition de l’imprimerie, puis de la presse.

 

→ Le mot caricatura (du latin populaire caricare, charger, exagérer, lui-même issu du gaulois carrus, char) a été employé pour la première fois dans la préface d’un album d’Annibal Carrache en 1646. Il donnera les mots français charge et caricature, ce dernier mot apparaissant pour la première fois dans les Mémoires de d’Argenson en 1740. Le traitement déformé de la physionomie s’inscrit dans la tradition de la satire et on peut faire remonter le procédé à certains portraits de l’Égypte antique, à certaines représentations sur des vases grecs, aux graffitis couvrant les murs des maisons pompéiennes.

 

→ À la Belle Époque l’affaire Dreyfus constitue un temps fort de l’histoire de la caricature : la presse satirique s’engage dans la bataille avec du côté antidreyfusard L’Intransigeant de Rochefort et La Libre parole de Drumont auquel s’oppose Le Grelot. Certains journaux sont même créés pour l’occasion : Psst (antidreyfusard) et Le Sifflet (dreyfusard).

La fin du 19ème siècle voit en France l’avènement de la presse marchandise et le développement de la presse populaire. La presse satirique va cependant subsister : de 1901 à 1914, l’Assiette au Beurre, hebdomadaire de seize pages en couleurs à tendance anarchiste, constitue l’aboutissement de la caricature sociale et de mœurs. Chaque numéro, confié à un seul dessinateur ou à un groupe de collaborateurs de la revue dont de futurs grands peintres comme Van Dongen, Juan Gris, Félix Valotton, traite un seul thème. Les dessins y sont généralement présentés en pleine page, ce qui accentue leur charge graphique.

 

► Détail du sommaire

● La condition ouvrière

● La condition féminine

● L’alcoolisme

● Justice et répression

● La bourgeoisie

● Les idéologies

● L’Affaire Dreyfus

● Sciences et techniques

● La politique des États

● La colonisation

● La Chine et l’Occident

● Vers la révolution russe

● Intervention en Chine

● En Europe