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Wirszubski Pic de la Mirandole et la cabale philosophie théologie religion occultisme christianisme mystique ésotérisme

(Code: PICDELAMIRANDOLEETLACABALE)
25,00 EUR
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Wirszubski Pic de la Mirandole et la cabale philosophie théologie religion occultisme christianisme mystique ésotérisme

PIC DELA MIRANDOLE ET LA CABALE

Suivi de Gershom Schlem : considérations sur l’histoire desdébuts de la cabale chrétienne

 

Par Chaïm Wirszubski

Traduit de l’anglais et du latin par Jean-Marc Mandosio

Éditions de l’éclat dans la collection « philosophie imaginaire »

Année 2007 – broché couverture souple – XXIII + 501 pages –sans illustrations

 

Thèmes : philosophie ; théologie ; religion ; occultisme ; mystique ; christianisme ; ésotérisme

État : bon état, propre et solide

 

Présentation de l’éditeur

Tandis qu’un banquier néoplatonicien régnait sur Florence, le jeune comte de Concordia, Pic de la Mirandole (1463-1494), s’initiait à l’hébreu, à l’araméen et se faisait traduire par l’énigmatique Flavius Mithridate, juif sicilien converti et personnage haut en couleur, les œuvres des plus importants auteurs de la cabale juive, pour nourrir une pensée qui marquera de manière décisive la culture européenne. Restées longtemps inédites et souvent délaissées, ces sources juives de la Renaissance sont étudiées ici dans le détail, apportant des preuves nouvelles, si besoin était, de l’extraordinaire audace de la philosophie de Pic, en même temps que de la richesse d’une tradition, la cabale, qui plongeait ses racines au plus profond de ce qu’il convient d’appeler la « pensée juive ».


Ce classique des études sur Pic et la Cabale, laissé inachevé par son auteur, est ici amplement annoté et édité par son traducteur, Jean-Marc Mandosio, maître de conférences à l’École Pratique des Hautes Études. Le texte est complété par l’article fondamental de Gershom Scholem sur l’histoire des débuts de la cabale chrétienne, introuvable depuis longtemps en français. Il s’ouvre par un « avant-propos » de Nathan Rotenstreich et une « introduction» de Paul Oskar Kristeller.

 

Au sommaire simplifié

 

Pic de la Mirandole et la Cabale

Les recherches cabalistiques de Pic de la Mirandole

Les traductions de Flavius Mithridate

La cabale selon Pic de la Mirandole

 

Appendices

Gershom Scholem : considérations sur l’histoire des débuts de la cabale chrétienne

 

Repères

 

● Chaïm Wirszubski (1915-1977) s’installe à Jérusalem en 1933, où il étudie sous la direction de Julius Guttmann et de Gershom Scholem. Son ouvrage posthume, Pic de la Mirandole et la cabale (1989), éclaire d’un jour nouveau les Conclusions cabalistiques de Pic, éditées et commentées ici à la lumière des traductions latines de Mithridate, et révèle l’importance des œuvres d’Abraham Aboulafia et de Menahem Recanati – dont de nombreux extraits sont traduits ici pour la première fois en français – dans la «philosophie nouvelle» à laquelle aspirait Pic de la Mirandole.

 

● Jean Pic de la Mirandole (Giovanni Pico della Mirandola), qui se faisait aussi appeler comte de la Concordia (la Concorde), né à Mirandola le 24 février 1463 et mort le 17 novembre 1494 à Florence, est un philosophe et théologien humaniste italien, et le troisième fils d'une vieille famille comtale.


À la recherche de la prisca theologia (ou théologie première exposée par les Anciens), il étudia et synthétisa les principales doctrines philosophiques et religieuses connues à son époque, notamment le platonisme, l'aristotélisme et la scolastique. Il est le fondateur de la kabbale chrétienne.


● La Kabbale chrétienne, parfois nommée Kabbale de la Renaissance, ou Kabbale philosophique, est un courant philosophique chrétien inauguré par Jean Pic de la Mirandole au XVe siècle et qui consiste à adapter les techniques d'interprétation kabbalistique au christianisme en général et au Nouveau Testament en particulier.


Selon Pic, la Kabbale est un système d'interprétation capable d'éclaircir les mystères du christianisme. Dans la postérité du cardinal de Cues, la Kabbale de la Renaissance a pour objet principal de montrer l'unité des religions monothéistes.


Pour cette raison, elle est souvent combattue par les autorités ecclésiastiques hostiles à l’œcuménisme. L'un des plus véhéments détracteurs de cette Kabbale est le père Mersenne, en 1623, dans ses Questions sur la Genèse.


En réponse à cette attaque en règle, Jacques Gaffarel répond par Abdita divinae cabalae mysteria (1625). Avec Pic, Gaffarel y définit la Kabbale comme « l'explication mystique des Saintes Écritures, explication qui fut transmise avant et après la venue du Christ ».


Malgré les attaques, elle se propagera très rapidement et prendra particulièrement une place éminente en Grande-Bretagne à la Cour d’Élisabeth Ire : on en retrouve des traces chez les plus grands poètes, et singulièrement dans des pièces de William Shakespeare. La Kabbale est citée comme l'une des sources de l'occultisme médiéval.