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André Malraux Saturne Essai sur Goya avec un superbe envoi

(Code: MALRAUXSATURNEGOYAENVOI)
350,00 EUR
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André Malraux Saturne Essai sur Goya avec un superbe envoi

Avec un très bel envoi d’André Malraux

 

« Pour Madame Gabriel Bonneau, en amical souvenir de son accueil, (de ses accueils), de sa robe de Stockholm, de nos écureuils absents, de nos jabirus inattendus, de nos de travaux de Montevideo et en prémonition de …  travaux futurs ? André Malraux Sept 1959.

« C’est par une nuit pareille,Jessica… » 1950

 

TITRE : Saturne essai sur Goya

AUTEUR (S) : André Malraux

ÉDITEUR : Éditions NRF Gallimard

COLLECTION : La Galerie de la Pléiade

ANNÉE D’ÉDITION : 1950 ; 1ère édition

FORMAT : 22 cm x 28 cm

NOMBRE DE TOMES : 188

ILLUSTRATION (S) : oui, en noir et en couleurs (contrecollées), in et hors-texte, au total 20 illustrations couleurs (clichés Draeger)

RELIURE : demi-reliure, plats cartonnés marbrés couleurs, pages de garde marbrées couleurs, tranchefile, la couverture souple d’origine a été conservée

JAQUETTE : non

RHODOÏD : non

SIGNET : non

ÉTAT : bon état,  frottements de reliure, traces sur la page de titre, un petit manque de papier sur le 1er plat, ouvrage solide pouvant être manipulé sans crainte

THÈME (S) : arts, essais, peinture, envoi d’auteur

PARTICULARITÉ (S) : 1er volume de la collection dirigée par André Malraux ; 1ère édition ; très bel envoi d’André Malraux à Mme Jessica Bonneau (épouse de l’ambassadeur Gabriel Bonneau)

 

 

REPÈRES

 

Gabriel Bonneau, né le 12 mai 1904, est entré dans la carrière diplomatique en 1930 après avoir été en poste à Téhéran et à Kaboul.

Il s'est engagé dans les Forces Françaises libres le 18 juin 1940. Il a été chargé de plusieurs missions au Canada.

Il fut révoqué par les autorités de Vichy en janvier 1941.

Il fut ensuite chef du service Afrique-Levant au commissariat national aux affaires étrangères à Londres(1942), puis délégué du Comité national français à Ottawa (1942-1945), chef de la mission militaire française au Canada (1er février 1945).

 

À la libération il est devenu directeur d'Amérique, puis d'Afrique-Levant, à l'administration centrale, avant d'occuper plusieurs postes à l'étranger (ambassadeur de France à Mexico 1948-1955), Stockholm (1955-1957).

 

Par décret publié au Journal officield u 18 septembre 1957, M. Gabriel Bonneau, ministre plénipotentiaire de 1èreclasse, ambassadeur en Suède, est nommé ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire en Uruguay, en remplacement de M. Guyon.

 

Il est breveté de l'École des langues orientales vivantes.

 

M. Gabriel Bonneau est ministre plénipotentiaire, commandeur de la Légion d'honneur et grand officier de l'ordre national du Mérite.

  

SUR LE LIVRE

 

Extrait

« La gravure lutte avec force contre le réel ; non seulement parce que, refusant la couleur (pas un artiste de génie n'a aimé la gravure en couleurs avant l'art moderne) elle implique plus brutalement que la peinture la rivalité de l'artiste et du monde, mais encore parce que ses matières, comme celle de la mosaïque, ont une valeur spécifique,à laquelle le spectacle représenté est étranger. L'eau-forte, en tant qu'art, est presque aussi différente du dessin que la peinture. Le graveur sur bois, le buriniste, voient ce qu'ils gravent ; l'aquafortiste ne le voit guère. La matière, à laquelle il attache tant d'importance, n'apparaît qu'à l'épreuve ; il grave un négatif, et au lieu de faire un tableau, doit l'imaginer. Certes, l'eau-forte n'est pas nécessairement mystérieuse ; mais aucune technique ne s’accorde au mystère mieux que la sienne. C'est par la substitution, au fond spécifique de la tapisserie, du fond spécifique de la gravure, que les figures de Goya vont trouver leur accent. Son fond de tapisserie avait maintenu une tradition ; le fond d'aquatinte qu'il invente, comme la densité des clairs de la Prairie, exclut les fondus illusionnistes qui faisaient tourner ses figures. Il introduit ses croquis dans un monde plastique cohérent, contraint au style leur écriture ; car cette matière qui exprime la réalité sans l'imiter, appelle un dessin qui exprime la réalité sans l'imiter, un dessin qui lui aussi prend sa valeur par sa matière, par son trait épais ou griffé, par la brisure de son arabesque, par tout ce qui le fait trait gravé. Le grain de résine lui apporte un monde à la fois imaginaire et abstrait : l'autre monde. Sa tache profonde semble souvent représenter la nuit, mais sa fonction est bien plutôt celle des fonds d'or du Moyen Age : elle arrache la scène à la réalité, la situe immédiatement, comme la scène byzantine, dans un univers qui n'appartient pas à l'homme. Ce noir est l'or du démon ; et l'expression du fantastique, avec autant de rigueur que le fond d'or l'avait été du sacré. Il est fort rare dans les dessins préparatoires, même à l'encre. C'est lui qui intervient presque toujours pour donner à la gravure son accent inquiétant, pour faire passer la scène dans le surnaturel. »