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Fernand Braudel Civilisation matérielle économie et capitalisme 15ème-18ème siècle

(Code: BRAUDELCIVILISATIONMATERIELLE)
90,00 EUR
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Fernand Braudel Civilisation matérielle économie et capitalisme 15ème-18ème siècle

TITRE : Civilisation matérielle économie et capitalisme 15ème – 18ème siècle

AUTEUR(S) : Fernand Braudel

ÉDITEUR : Armand Colin

ANNÉE : 1986

FORMAT : 17 cm x 23 cm

NOMBRE DE TOMES : 3

NOMBRE DE PAGES : 544 – 600 - 607

ILLUSTRATIONS : oui, en noir, reproductions de documents anciens, cartes, graphiques, in et hors-texte

RELIURE : broché, couverture souple

JAQUETTE : non

SIGNET : non

RHODOÏD : non

PARTICULARITÉS : bien complet de ses 3 volumes ; sous emboitage

ÉTAT : bel état, très propres et solides. Les taches blanches sur les photographies sont dues à la lumière lors de la prise de vue

THÈMES : histoire, économie, finances




 

 

DÉTAIL DES VOLUMES

 

Publié en 1979, en trois tomes de plus de 500 pages chacun, l'ouvre-phare de Fernand BRAUDEL (1902-1985) constitue encore une référence en matière de sciences sociales et de sciences économiques. Dans la lignée de l'École des Annales, il se présente comme une histoire du monde, du 15ème au 18èmesiècle, qui privilégie les aspects économiques et sociaux plutôt que les événements politiques et militaires. L'auteur y défend l'idée que l'échelle du monde est toujours nécessaire même pour comprendre les éléments les plus localisés de l'histoire. 

 

Le 1er volume, Les structures du quotidien

Le possible et l'impossible, est un inventaire de la culture matérielle avant la grande rupture de la révolution industrielle : misère et luxe ; routines paysannes ; nourritures, costumes et logement, du riche et du pauvre ; outils, techniques, monnaies et pseudo-monnaies, villes... Grand livre d'images où toutes les civilisations du monde sont présentées. Nous pouvons mesurer ainsi l'étroitesse des limites du possible pour ces sociétés d'hier, en butte, toutes, à des famines meurtrières, à l'inexorable faiblesse des sources d'énergie et des techniques, à la lenteur et au débit dérisoire des transports, des communications.

 

Le 2ème volume, Les jeux de l'échange, entre dans le mouvement de la vie économique.

De bas en haut de l'échelle, sont énumérés les outils de l'échange : colportages, marchés, échoppes et boutiques, foires, bourses, banques. Autant d'étapes de l'épanouissement de l'économie de marché, confondu d'ordinaire avec celui du capitalisme. Fernand BRAUDEL distingue et même oppose parfois les activités et les acteurs de l'économie de marché et du capitalisme, celle-là sous le signe de l'échange naturel et sous surprise, de la transparence et de la concurrence, celui-ci animé par la spéculation et les calculs savants d'un petit groupe d'initiés. Ce capitalisme se fonde sur la puissance et peut ainsi se réserver les secteurs privilégiés de l'accumulation, secteurs changeants au fil du temps: du 15ème au 18ème siècle, non pas l'industrie, mais la banque et le négoce international.

 

Le 3ème volume, Le temps du monde, reprend, dans sa chronologie, l'histoire économique du monde. Non de l'univers tout entier, mais de ces seules zones très minoritaires qui vivent selon "le temps du monde", le regard tourné vers les échanges internationaux - toutes zones de civilisations denses, à la richesse ancienne. L'auteur distingue en gros deux blocs : l'Europe d'un côté, l'Extrême-Orient de l'autre, qui lie Inde, Chine, Islam en un puissant réseau, longtemps à égalité avec l'Europe. L'histoire de ces quatre siècles est précisément celui de la rupture progressive de cet équilibre ancien. Il a été bouleversé, recréé à partir des hauts lieux du capitalisme qui ont successivement pris la tête de l'Europe :Venise au XVème siècle, puis Gênes, Amsterdam, Londres, jusqu'à la révolution anglaise du 19ème siècle, qui a scellé l'inégalité du monde. L'auteur interroge souvent sur les lumières du passé qui peuvent expliquer l'évolution actuelle du capitalisme.

 

Cet ouvrage majeur du 20ème siècle, qui se situe dans la nécessité de comprendre globalement l'histoire, indique combien les conflits économiques débouchent souvent non sur un bouleversement de principes de fonctionnement, une fois une certaine dynamique lancée sur le long terme, mais sur un perpétuel changement des rôles des différentes puissances en lice.