Histoire de la faïence de Rouen André Pottier bibliothèque des introuvables édition originale ma

(Code: HIST1240)

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Histoire de la faïence de Rouen André Pottier bibliothèque des introuvables édition originale ma

TITRE : Histoire de la faïence de Rouen



AUTEUR(S) : André Pottier (conservateur de la bibliothèque et du musée céramique de Rouen, directeur du musée des antiquités de la
Seine-Inférieure, membre de l’académie de Rouen et président de la société des bibliophiles normands


ÉDITEUR : Éditions bibliothèque des introuvables


ANNÉE : 2008




FORMAT : 24 cm x 33 cm


NOMBRE DE TOMES : 1


NOMBRE DE PAGES : XII + 416 + LVIII de planches couleurs hors texte



 


ILLUSTRATIONS : oui, 58 planches couleurs hors texte en fin d’ouvrage, un portrait en frontispice, lettrines, bandeau en tête de chapitre




RELIURE : pleine toile éditeur avec titre et auteur en caractères dorés en creux sur le 1er plat et le dos, tranchefile


JAQUETTE : non


SIGNET : oui


RHODOÏD : non



ÉTAT : très bel état, rares petites marque sur le carton d’emboitage



PARTICULARITÉS : sous carton d’emboitage illustré couleur sur les 2 plats, dessus et dessous pleine toile (identique à la reliure, édition
numérotée (n° 929/1000), édition originale



THÈMES : édition originale, régionalisme, Normandie, arts décoratifs, faïence, manufactures




SUR LE LIVRE



Il s’agit de la reproduction de l’ouvrage paru en 1870 paru chez Auguste le Brument éditeur libraire de la Bibliothèque de la ville (Rouen).



Il s’agit d’un ouvrage posthume publié par les soins de MM. l’abbé Colas, Gustave Gouellain et Raymond Bordeaux orné de soixante planches imprimées en couleurs et de vignettes d’après les dessis
de Mlle Émilie Pottier.



Outre l’aspect historique très développé on trouvera également les marques et monogrammes.



Les planches couleurs sont présentées en fin d’ouvrage.



Histoire de la faïence de Rouen - par André Pottier le fondateur du Musée de la céramique de Rouen.



En 1861, un groupe de riches collectionneurs emmenés par le comte de Germiny accepte d'exposer ses trésors. Les faïences d'André Pottier sont les plus admirées! Un vaste mouvement d'opinion pour la création d'un
musée qui lui serait consacré se développe aussitôt.



La municipalité de Rouen s'entend avec Pottier sur la somme de 25430 francs pour acquérir ses 1100 pièces admirables.



Le musée ouvrira ses portes les 15 août 1864, jour de la fête de l'Empereur Napoléon III. Ce beau musée existe toujours, il se situe rue Faucon, à Rouen.



Une édition exceptionnelle : par la sélection des papiers utilisés autant que par la qualité exceptionnelle du travail d'impression, cette remarquable réédition rend au plus près les sensations
délicates de l'édition originale et nous permet de retrouver, parfaitement intacte, la magie peu commune de ces objets au charme suranné.



Cette magnifique réédition est ornée de 60 planches couleurs et de vignettes, d'après les dessins de Mme Émilie Pottier.





Historique



Les origines


La faïence rouennaise apparaît au 16ème siècle avec Masseot Abaquesne. Ce contemporain de Bernard Palissy qui avait complété sa formation auprès des maîtres italiens de Faenza, la petite
ville d’Italie qui a donné son nom à la « faïence » fabriqua de magnifiques carreaux de céramique représentant des scènes historiées, des motifs d’arabesque, des emblèmes et des
armoiries dans le style italien prépondérant à la Renaissance. Il créa aussi nombre de récipients de pharmacie et d’épicerie au décor également d’inspiration italienne.



Son chef-d’œuvre est la série de carreaux réalisée entre 1540 et 1548 pour décorer le château du connétable de France Anne de Montmorency à Écouen. Le château d'Écouen,
devenu aujourd'hui musée national de la Renaissance, expose de nombreuses œuvres de faïence de Masseot Abaquesne, Bernard Palissy et bien d'autres.



L’entreprise de Masseot Abaquesne, en dépit des efforts de sa veuve et de son fils Laurent pour prendre la relève, ne survécut pas à sa mort, survenue en 1564.



Le siècle de l'expansion



La faïence fait son retour à Rouen au 17ème siècle avec le monopole accordé en 1644 par la Régente Anne d’Autriche à Nicolas Poirel, sieur de Grandval, qui engage Edme Poterat. Celui-ci
lance le fameux décor bleu à lambrequins (ou broderies) également dans la veine des techniques et des décors italiens de l’époque, eux-mêmes d’inspiration chinoise.



La décoration d’abord sobre et limitée à la périphérie des objets, deviendra progressivement de plus en plus recherchée et recouvrira l’ensemble des pièces. Elle marquera pour longtemps le
style rouennais.



En 1656, Poterat achète des terrains, fait construire une nouvelle fabrique et rachète en 1674 le privilège royal au fils de Nicolas Poirel.



À sa mort en 1687, sa veuve et son fils Michel lui succèdent.



Le frère de Michel, Louis, crée lui aussi sa propre fabrique. À la mort de Michel, en 1712, la fabrique passe dans la famille de son épouse Leboullenger où elle restera jusqu’en 1770. La fabrique de son
frère Louis passe, en 1720, aux mains de Nicolas Fouquay, à qui l’on doit de nombreuses pièces de forme dont les célèbres bustes représentant les « Quatre Saisons ».



Les Poterat ont continuellement cherché à créer et à innover. Ils sont ainsi les « inventeurs » de la porcelaine tendre en France. On ne connaît que peu de pièces dont on peut affirmer avec certitude
qu’elles ont été produites à Rouen. Malheureusement, à sa mort, Louis Poterat emmène son secret avec lui dans sa tombe.



L’extinction du privilège des Poterat permet l’ouverture de nombreuses fabriques concurrentes. En 1720, Rouen compte treize fabriques. À son apogée, Rouen en comptera jusqu’à 22. Parmi les fabriques les plus
florissantes qui se développent dans le quartier Saint-Sever, et qui contribueront à la renommée des productions rouennaises, on peut citer les noms de Caussy, Guillibaud, Bertin, ou encore Mouchard, Heugues, Vallet, Fosse.



Le déclin des faïenceries rouennaises


 


Parallèlement aux réalisations de qualité qui ont fait sa réputation, la production faïencière rouennaise du 18ème siècle a également consisté en un nombre
considérable de faïences bon marché de formes primitives très sommairement décorées. La productivité et la variété de la qualité des produits des faïenciers de Rouen ne les mirent pas
à l’abri des importations anglaises, de la limitation de l’utilisation du bois de chauffe destinée à protéger le domaine forestier et des fabriques de porcelaines qui marqueront le coup d’arrêt de la
faïencerie rouennaise dont les fabriques cessent l’une après l’autre leur activité à la fin du 18ème siècle. Le déclin de la production sera rapide puisqu’à la veille de la
Révolution, Rouen compte encore une quinzaine de fabriques.



Celle d’Edme Poterat cesse ses activités en 1795. Au cours de son existence, elle aura pour propriétaires successifs sa veuve et son fils Michel, puis la veuve de Michel, née Leboullenger, avant de passer entre les mains de
Charles Le Coq de Villeray, de François-René Dionis, puis de Jean-Baptiste de La Houssiette, et enfin Mouchard comme dernier propriétaire.



Rouen tentera bien au cours du siècle de réduire ses coûts, en appliquant au revers des plats et assiettes une seule couche d’émail au lieu de deux au début du siècle, ou en utilisant une argile moins
raffinée, ce qui entraîne la production de pièces plus épaisses au fur et à mesure que l’on avance dans le siècle. Les faïenciers ne pourront également rien contre l’évolution des
goûts de leur clientèle, de plus en plus attirée par la palette de couleurs, la variété des décors, et la finesse de la porcelaine.



L’influence de Rouen dans de nombreuses fabriques françaises, Paris, Saint-Cloud, Moulins, Sinceny, Lille, Saint-Omer, Saint-Amand, Strasbourg (fabrique de Charles-François Hannong), Marseille (fabrique de Leroy), Rennes, Quimper,
Bordeaux, Clermont-Ferrand, Saintes et La Rochelle est néanmoins très sensible.



Quelques rares fabriques parviennent cependant à maintenir une activité au xixe siècle, comme celle de La Méttairie, ou celle d’Amédée Lambert qui poursuit la production de la fabrique
Guillibaud-Levavasseur, mais elles s’orientent vers une production plus utilitaire (terrines, moules à fromage…), ne consacrant qu’une faible part aux décors qui ont fait le faste de Rouen. La production s’éteint
définitivement sous Napoléon III, vers 1855. De nombreuses fabriques françaises vont continuer de reproduire des décors de Rouen au cours du 19ème siècle, sans y apporter cependant tout l’éclat de
la production rouennaise. Desvres, Gien, Sarreguemines, Bordeaux ou encore Malicorne vont ainsi reproduire les décors « aux lambrequins » ou « à la corne », avec des interprétations plus ou moins heureuses.