La montée et la chute du nazisme William Shirer 2 volumes édition numérotée CAL 1966 histoire hi

(Code: LAMO0812)

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La montée et la chute du nazisme William Shirer 2 volumes édition numérotée CAL 1966 histoire hi
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TITRE : La montée du nazisme – La chute du nazisme



AUTEUR(S) : William Shirer


ÉDITEUR : C.A.L. (Culture Arts Loisirs)


COLLECTION : l’encyclopédie contemporaine


ANNÉE : 1963



FORMAT : 18 cm x 20 cm


NOMBRE DE TOMES : 2


NOMBRE DE PAGES : 477 - 544



ILLUSTRATIONS : oui, en noir hors texte, photographies, reproductions de documents anciens, quelques-unes en couleurs en pages de garde



RELIURE : pleine toile illustrée couleurs, tranchefile, ouvrage solide


SIGNET : oui


RHODOÏD : oui



ÉTAT : bon état, rares frottements de reliure, coupures et manques au niveau du rhodoïd du 1er tome, intérieur propre, ouvrage solide pouvant être
manipulé sans crainte



PARTICULARITÉS : tirage à 17920 exemplaires (n° 14757), texte sur deux colonnes



THÈMES : histoire, Allemagne, militaria, seconde guerre mondiale, nazisme, hitlérisme, fascisme




SUR LES LIVRES




Il s’agit du texte de l’ouvrage  ""Le 3ème Reich des origines à la chute » paru en 1959-1960""



Étude historique de référence sur le sujet.




Avant-propos de l'auteur (aux éditions Stock, 1963)



« Je suis un témoin de l'avènement du Troisième Reich et j'ai vu Adolf Hitler imposer sa dictature. Cependant, cette expérience directe ne m'aurait peut-être pas
décidé à écrire le présent livre si un événement unique dans l'Histoire ne s'était produit à la fin de la seconde guerre mondiale.



Cet événement fut la découverte de la majeure partie des archives confidentielles du gouvernement allemand et de ses principales administrations, notamment du ministère des Affaires
étrangères, de l'Armée, de la Marine, du Parti National Socialiste et de la police secrète d’Heinrich Himmler. Jamais encore, je crois bien, pareil trésor ne s'était trouvé à la disposition des
historiens. Jusqu'alors, même quand un grand État subissait une défaite militaire totale et que son régime était balayé par une révolution - ce qui fut le cas de l'Allemagne et de la Russie en 1918, - ses archives
étaient conservées par le nouveau gouvernement, et celui-ci n'en livrait au public que les parties qui pouvaient servir ses intérêts.


  


Le brusque effondrement du Troisième Reich, au printemps 1945, permit aux vainqueurs de mettre la main non seulement sur quantité de ses dossiers confidentiels, mais aussi sur d'autres matériaux
précieux: journaux personnels, allocutions ultra-secrètes, procès-verbaux de conférences et jusqu'aux sténos des conversations téléphoniques entre chefs nazis, interceptées par un service spécial que
Goering avait créé au ministère de l'Air.


  


Le général Franz Halder, par exemple, notait dans son journal les moindres faits, jour par jour et même heure par heure. Sa minutie nous vaut une source exceptionnelle d'informations précises sur la
période allant du 14 août 1939 au 24 septembre 1942, pendant laquelle, chef de l'état-major général de l'armée, il fut en contact direct avec Hitler et les autres dirigeants nazis. En dehors de ce document, le plus
révélateur de toute cette catégorie, d'autres, bien que moins complets, paraissent tout aussi précieux, comme le journal du « Petit Docteur » Joseph Goebbels, ministre de la Propagande et intimement lié à
Hitler par leur lutte commune à la tête du parti, ou encore celui du général Alfred Jodl, chef des opérations du Haut Commandement des Forces Armées (le fameux O.K.W., Oberkommando der Wehrmacht). Mentionnons
également les dossiers de l'O.K.W. lui-même et de l'état-major de la Marine. En fait, les 60 000 dossiers constituant les archives navales allemandes, saisies au château de Tambach, près de Cobourg, contiennent la
quasi-totalité des codes, journaux de bord, journaux personnels, notes de service, etc., de la Marine allemande, pour la période comprise entre 1868 - où elle s'adapta aux exigences de l'époque moderne - et le mois d'avril 1945, au
cours duquel ces dossiers furent -découverts.


  


Les 485 tonnes de documents provenant des Affaires étrangères furent saisis par la première armée américaine dans divers châteaux et mines du Harz, au moment même où ils
allaient être brûlés sur ordre de Berlin. Ces textes se rapportent au Troisième Reich et remontent, par l'interrègne de la République de Weimar, jusqu'aux débuts du Deuxième Reich bismarckien. Pendant
plusieurs années après la guerre, des masses de papiers provenant de l'époque nazie restèrent, en Amérique, sous scellés, dans un vaste magasin militaire d'Alexandria (Virginie) ; le gouvernement américain ne
montrait nul souci d'ouvrir les caisses, ne fût-ce que pour constater l'intérêt historique de leur contenu. Finalement, en 1955, dix ans après leur saisie, grâce à l'initiative de l'American Historical Association et
à la générosité de deux fondations privées, les caisses furent ouvertes et un tout petit groupe de savants et de chercheurs, peu secondés, insuffisamment outillés, procéda au choix des pièces
à relever et à photographier, avant que le gouvernement - singulièrement pressé en la circonstance ne renvoyât l'ensemble en Allemagne. Quoi qu'il en soit, les révélations ainsi obtenues sont nombreuses et d'un
grand prix.



C'est notamment le cas des sténos partielles de 51 Conférences du Führer, relatives à la situation militaire, examinée chaque jour au quartier général de Hitler, ainsi que du
dossier, plus complet, de ses conversations familières avec ses vieux compagnons du parti et avec ses secrétaires pendant la guerre.



Le premier de ces groupes de textes fut découvert à Berchtesgaden, par un officier appartenant aux Renseignements de la 101e division aéroportée américaine, parmi des papiers à demi
brûlés; le second fut trouvé dans les documents abandonnés par Martin Bormann.


  


Par centaines de mille, des pièces nazies ainsi saisies furent hâtivement rassemblées à Nuremberg, en vue du procès intenté aux principaux criminels de guerre. Pendant que j'en suivais
la première phase, je recueillis des liasses de stencils et, plus tard, les quarante-deux volumes publiés de témoignages et d'annexes, auxquels s'ajoutèrent dix volumes de textes particulièrement importants, traduits en
anglais. Quinze volumes d'autres documents relatifs aux douze procès suivants de Nuremberg ne furent pas non plus négligeables, encore que fort incomplets.



Outre cette abondance sans précédent, on possède les interrogatoires détaillés des officiers allemands, des fonctionnaires du parti et du gouvernement, ainsi que leurs témoignages
ultérieurs, sous serment, aux différents procès qui eurent lieu après la guerre. A ma connaissance, c'est la première fois qu'à la suite d'un conflit armé on dispose d'un matériel semblable, puisé
à des sources aussi directes.



Bien entendu, je n'ai pas lu toute cette masse de documentation; la tâche aurait dépassé les forces d'un seul homme. Mais j'en ai exploré une partie considérable, quoique mon cheminement
fût ralenti par l'absence de tout répertoire utilisable. Comment travailler avec rapidité au milieu de cette profusion ?


Il est très curieux de constater à quel point ceux d'entre nous, journalistes et diplomates, qui résidèrent en Allemagne sous le régime nazi, furent peu informés de ce qui se passait
réellement derrière la façade du Troisième Reich. Une dictature totalitaire, par son essence même, fonctionne dans le plus grand secret, et elle sait dissimuler ce secret aux regards inquisiteurs de tous ceux qui lui sont
étrangers. Certes, il fut aisé de rapporter et de décrire les événements concrets, sensationnels et souvent révoltants qui marquèrent le Troisième Reich: l'accession de Hitler au pouvoir ; l'incendie du
Reichstag; le massacre connu sous le nom de La Nuit des Longs Couteaux; l'annexion de l'Autriche (Anschluss) ; la capitulation de Chamberlain à Munich; l'occupation de la Tchécoslovaquie; les agressions commises contre la Pologne, la Scandinavie,
l'Occident, les Balkans et la Russie; les horreurs de l'occupation nazie et des camps de concentration; la liquidation des juifs. Mais les décisions capitales prises en secret, les intrigues, les traîtrises, ainsi que les mobiles et les aberrations
qui y conduisirent; les rôles joués par les protagonistes dans la coulisse; l'intensité de la terreur qu'ils firent régner et la technique avec laquelle ils l'organisèrent ; tout cela, avec beaucoup d'autres faits encore, nous
demeura caché jusqu'aux révélations apportées par les documents allemands.


  


Peut-être pensera-t-on qu'il est bien trop tôt pour écrire une histoire du Troisième Reich et que ce travail devrait être laissé à une génération d'auteurs qui
pourrait bénéficier du recul du temps. C'est un point de vue que j'ai rencontré surtout en France, lorsque j'y suis allé faire des recherches. On m'y assura que la période postérieure à l'ère
napoléonienne ne pourrait pas encore être étudiée objectivement.


  


Cette façon de voir est des plus raisonnables. La plupart des écrivains ont attendu cinquante ans, un siècle. et parfois davantage, avant de se lancer dans l'histoire d'un pays, d'un empire ou d'une
ère. Mais ne fut-ce pas surtout parce que ce délai permettait de laisser apparaître les documents précis qui leur étaient nécessaires ? Et s'ils bénéficièrent de la perspective plus juste que donne
l'éloignement dans le temps, ne faut-il pas regretter que ces auteurs n'aient pu connaître par leur expérience personnelle la vie, l'atmosphère et les hommes qui faisaient l'objet de leurs travaux ?


  


Dans le cas du Troisième Reich, cas absolument unique, presque toutes les pièces ont été disponibles dès son écroulement. Elles se sont augmentées des témoignages fournis
par tous ceux de ses dirigeants, militaires et civils, qui lui ont survécu, certains juste assez longtemps pour s'expliquer devant le tribunal qui devait les condamner à mort. Disposant de ces sources incomparables, gardant frais encore dans ma
mémoire le souvenir de la vie telle qu'elle était en Allemagne nazie, ainsi que du comportement et de la nature de ses dirigeants, d' Adolf Hitler surtout, je me suis donc décidé à tenter de retracer l'ascension et la chute du
Troisième Reich. Thucydide, dans son Histoire de la Guerre du Péloponnèse, une des grandes oeuvres de ce genre littéraire, déclare qu'il a vécu ce conflit dans toute sa durée, alors qu'il était en âge
de comprendre les événements et de les considérer de manière à en dégager l'exacte vérité.



03/08/2014

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