L’art et l’industrie de tous les peuples à l’Exposition Universelle de 1878 Champs-de-Mars Tr

(Code: LART1177)

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L’art et l’industrie de tous les peuples à l’Exposition Universelle de 1878 Champs-de-Mars Tr

TITRE : L’art et l’industrie de tous les peuples à l’Exposition Universelle de 1878 description illustrée des merveilles du Champs-de-Mars et du Trocadéro



AUTEUR(S) : divers écrivains spéciaux les plus autorisés


ÉDITEUR : à Paris à la Librairie Illustrée


ANNÉE : sans date



FORMAT : 22 cm x 30 cm


NOMBRE DE TOMES : 1


NOMBRE DE PAGES : 636



ILLUSTRATIONS : oui, nombreuses illustrations en noir, in et hors texte



RELIURE : cartonnage éditeur percaline très illustré, reliure Engel, pages de garde couleur marron,     


JAQUETTE : non


SIGNET : non


RHODOÏD : non



ÉTAT : bon état, rousseurs, coiffes assouplies, un petit accroc sur le dos, taches sur le 2nd plat, frottements au niveau des coins



THÈMES : livre ancien, livre illustré, sciences, techniques, beaux-arts




SUR LE LIVRE 



On retrouvera au sommaire



1 – histoire et tableau de l’Exposition Universelle de 1878 par René Delorme


2 – les beaux-arts par Charles Blanc (architecture, sculpture, peinture, dessins et gravures, médailles)


3 – les arts libéraux : l’imprimerie et la librairie par A. de Laberge


4 – les arts industriels par Henry Havard (bronzes, ameublement, mobilier, faïence, porcelaine, céramique, verrerie, cristal, glaces, joyaux et bijoux, orfèvrerie, horlogerie)


5 – les tissus et les vêtements par René Delorme (coton, laine, soie, lin, chanvre, teinture, impression des étoffes)


6 – les machines par A. Brull (mines, métallurgie, mécanique, chemins de fers, locomotions routières et tramways, gaz)


7 – les sections étrangères par L. Simonin


8 – les expositions spéciales


9 – l’instruction publique à l’exposition par H. Depasse (eaux et forêts, travaux publics, ports de commerce, la navigation et le sauvetage, l’anthropologie, les missions scientifiques, le gaz d’éclairage, la ville de Paris)







REPÈRES HISTORIQUES




L'Exposition universelle de 1878 est la troisième Exposition universelle de Paris ; elle a lieu du 1er mai au 31 octobre 1878 sur le Champ de Mars.




Site de l'Exposition



Il ne faut que dix-neuf mois de travaux pour préparer la manifestation.



L'Exposition couvre 75 hectares. Elle occupe le Champ de Mars et la butte de Chaillot.



Le pont d'Iéna est élargi et rehaussé pour relier aisément le palais du Trocadéro et le palais du Champ de Mars de chaque côté de la Seine.



Pour desservir le site, on refait la gare du Champ-de-Mars. Quatre voies desservent la gare et l'on construit un buffet le long de l'avenue de Suffren. C'est l'architecte Juste Lisch qui est chargé des plans du bâtiment voyageurs, une structure métallique au remplissage de briques pourvue de larges verrières.



On aménage à l'extrémité de l'Île aux Cygnes une passerelle piétonne dite passerelle de Passy.




Palais du Trocadéro



Le palais du Trocadéro aussi appelé Palais de pierre est construit pour cette occasion par l'architecte Gabriel Davioud et l'ingénieur Jules Bourdais. C'est là que le président Mac Mahon reçoit avec faste les ambassadeurs et les princes étrangers. Le palais est doté d'une salle des fêtes et possède une vaste salle de concert. Les frises supérieures du front de scène sont dues au talent de Charles Lameire. La ventilation de la salle est assurée par cinq mille bouches d'aspiration d'air vicié placées entre chacun des fauteuils et qui rejettent l'air au dehors. L'air frais est puisé dans le réservoir naturel de fraicheur tempérée que constituent les cinq hectares des anciennes carrières sous le palais.



Aristide Cavaillé-Coll construit un grand orgue pour le Palais du Trocadéro. Cet orgue vaut à Cavaillé-Coll la distinction d’Officier dans l’ordre de la Légion d'honneur.



L'ingénieur Jean-Charles Alphand, spécialiste des jardins parisiens et des mises en scène de cascades, est responsable des espaces extérieurs.



Les statues des Continents qui ornent la façade du palais du Trocadéro, ont été réinstallées devant le musée d'Orsay.



Certaines statues monumentales d'animaux ont également trouvé leur place sur le parvis d'Orsay. Le rhinocéros, le cheval à la herse, l'éléphant, présenté dans les jardins de la colline du Trocadéro, font un passage durant de longues années à la porte de Saint-Cloud. Le bœuf, quatrième animal présent se trouve aujourd'hui à Nîmes. Deux taureaux sont présentés au champ de Mars, non loin de la tête de la statue de la Liberté par Bartholdi. L'un d'entre eux est installé devant l'entrée principale des anciens abattoirs de Vaugirard, devenu Parc Georges-Brassens avec une autre reproduction presque similaire.




Palais de l'Exposition ou palais du Champ de Mars



Le Palais de l'Exposition, dit aussi Palais de fer, occupe presque tout le Champ-de-Mars. Il renferme les envois de toutes les nations. Comparable à une longue serre en damier, il occupe une surface de 420 000 m2. C'est un vaste rectangle donnant au nord comme au sud sur un vestibule. Le premier vestibule d'honneur est nommé vestibule d'Iéna, le second est dit « vestibule école militaire ». L'ingénieur responsable des constructions métalliques est Henri de Dion, mort avant la fin de la construction et l'architecte Léopold Amédée Hardy. Les fabricants qui obtiennent le marché sont les sociétés Fives-Lille et Schneider.



La « rue des nations », avec ses façades typiques de chacun des pays exposants, occupe tout un côté de l'édifice. L'autre côté est réservé aux produits français et coloniaux. Le centre du bâtiment est consacré aux beaux-arts et au stand de la ville de Paris.



La « Galerie du Travail » expose toutes les richesses du savoir-faire humain et permet d'observer les ouvriers au travail. Le monde des jouets présente les jouets savants, petites machines à vapeur, trains à mouvement d'horloge, jeux de construction et déjà des poupées animées.



Une section d'anthropologie permet d'observer une série de crânes d'assassins, en parallèle à la tenue d'un « Congrès international des sciences anthropologiques ».




Devenir des bâtiments métalliques



Un des bâtiments a été transformé en hangar à dirigeable à Meudon, sous le nom de Hangar Y ;


Le pavillon des Indes et le Pavillon de la Suède et de la Norvège ont été reconstruits à Courbevoie ;


Une partie de la halle des machines a été rachetée par les filatures DMC pour servir à l'usine de Belfort11. Le bâtiment est aujourd'hui intégré au Techn'hom, parc urbain d'activités de Belfort.


Une autre partie est reconstruite sur le quai de la Loire, à l'extrémité sud du bassin de la Villette, où elle sert maintenant de cinéma.


Une partie est reconstruite pour servir de gymnase à Paris, gymnase Jean Jaurès, en 1888.


Une partie sert de brasserie sur le site industriel Le petit Fagnières à Châlons-en-Champagne.




Attractions



La tête de la statue de la Liberté est exposée au Champ-de-Mars.



L'aquarium est aménagé sur le site abandonné d'anciennes carrières de pierre à bâtir, situé à flanc de la colline de Chaillot, c'est le projet de l’architecte Combaz qui est retenu. Il est intégré dans le décor des jardins dessinés par Alphand qui l’entourent, une partie est à ciel ouvert et l'autre partie souterraine utilise la conformation des anciennes carrières et imite l’intérieur d’une grotte. Les animaux sont présentés soit dans des bassins, pour la zone à ciel ouvert, soit en aquarium, pour la zone souterraine.



L'inventeur Henri Giffard construit un ballon captif de 25 000 m3, capable d’emporter 40 à 50 passagers.



Ce ballon, situé aux Tuileries, est une des attractions phare de l'Exposition : la nacelle de « l'ingénieux Henri » fait voler en deux mois 35 000 personnes, autant que depuis le début de l’aérostation, soit en un siècle environ. Une dizaine d’ascensions par jour emmènent les passagers jusqu’à plus de 500 mètres.



Parallèlement au ballon captif, la machine servant à produire le gaz permet de gonfler de nombreux ballons libres, permettant des ascensions variées, parfois par groupes (jusqu’à trois ballons simultanément).



La maison de Champagne Mercier expose un foudre de vin de Champagne d'une contenance de soixante-quinze mille bouteilles. Ce tonneau est battu en gigantisme par celui de la délégation de l'Autriche-Hongrie, qui contient cent-mille litres !



Le pavillon japonais impressionne : « ...les Japonais nous donnent ici un échantillon de leur architecture, qui est remarquable et qui est fort remarqué. Les artistes de Yedo en ont apporté de leur île tous les morceaux et les ont assemblés sur place. Jamais cette vérité que l'architecture est un art essentiellement relatif, n'a été plus sensible, plus clairement exprimée. Il y a, dans la porte japonaise, quelque chose de primitif et de raffiné tout ensemble... ») Le Japon est en effet représenté par un pavillon construit dans la rue des Nations au Champ de Mars, et par une ferme dans les jardins du Trocadéro. Les critiques, japonisants et architectes, s'attachent à les considérer dans des descriptions élogieuses.




Récompenses



L'Exposition récompense les meilleurs produits des arts, de l'artisanat et de l'industrie. Les médailles délivrées dans le cadre des Expositions Universelles sont spécifiques à chacune des Expositions. Les médailles représentent les valeurs universelles de l'amitié des peuples, du travail et sont à la gloire de la République française. C'est le sculpteur Eugène André Oudiné18 qui réalise la médaille de récompense, déclinée en trois couleurs, or, argent et bronze.



Frédéric Auguste Bartholdi présente le modèle en plâtre au 1/3 du lion de Belfort, ce qui conduit la ville à l'acheter. Elle acquiert donc en 1880 la réplique réduite en cuivre présente aujourd'hui encore place Denfert-Rochereau dans le 14e arrondissement.



Léopold Flameng est médaillé dans la catégorie graveurs.



Jules Paul Loebnitz remporte une médaille d'or pour ""La Porte des Beaux-arts"" : une façade de 12 mètres de haut entièrement en terre cuite et faïence imaginée par l'architecte Paul Sédille



Jean-Antoine Injalbert expose.



La Légion d'honneur est décernée à Benjamin Peugeot, constructeur de la machine à coudre et à Antoine Lamy pour ses réalisations d'étoffes de soie.



Émile Reynaud obtient une « mention honorable » pour son Praxinoscope.



Émile Béchard obtient une « médaille d'or » pour l'ensemble de vues d'Égypte




Source : wikipédia





11/06/2015