Le monde caché des miséricordes Kraus éditons de l'Amateur

(Code: MISERICORDESKRAUS)

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Le monde caché des miséricordes Kraus éditons de l'Amateur
TITRE : Le monde caché des miséricordes


AUTEUR (S)
: Dorothy et Henry Kraus

ÉDITEUR : les Éditions de l’amateur

ANNÉE : 1986

FORMAT : 21 cm x 28 cm

NOMBRE DE TOMES
: 1

NOMBRE DE PAGES : 263

ILLUSTRATIONS : oui, au total 340 figures en noir in et hors-texte

RELIURE : cartonnée éditeur illustrée couleurs sur les 2 plats ; tranchefile ; pages de garde illustrées (carte de France avec répertoire des stalles classées par départements)

JAQUETTE : non

SIGNET : non

RHODOÏD : non

ÉTAT : bon état, marquage sur une des arrêtes du dos, ouvrage très propre, ouvrage bien solide pouvant être manipulé sans crainte.

PARTICULARITÉS : texte sur 2 colonnes

THÈMES : livre illustré, religion, églises, sculpture


SUR LE LIVRE


Texte traduit de l’anglais par Solange Schnall et préfacé par Jean Adhemar (Conservateur en Chef honoraire du Cabinet des Estampes de la Bibliothèque Nationale, rédacteur en chef de la « Gazette des Beaux-Arts »).

On retrouvera en fin d’ouvrage le répertoire de 400 stalles d’église en France.



Détail du sommaire



1 – l’origine des miséricordes

2 – à la recherche d’un trésor inconnu

3 – vue de mort des miséricordes

4 – sculptures profanes et cadre sacré

5 – iconographie des miséricordes

6 – les sculpteurs de miséricordes et leurs conditions de travail

7 – les principales collections françaises

8 – répertoire des collections françaises de miséricordes

9 – les miséricordes d’autres pays : Grande-Bretagne ; Belgique ; Allemagne ; Suisse et Espagne

10 – notes

11 – provenance des stalles de chœur produites pour d’autres églises

12 – nom des artistes qui ont travaillé sur les stalles de chœur

13 – les donateurs des stalles de chœur

14 – table des illustrations



REPÈRES


La miséricorde, également appelée patience ou crédence, est une petite console fixée à la partie inférieure du siège pliant d'une stalle de chœur. Elle permet au clerc ou au moine qui participe à l'office divin de prendre appui sur elle lorsqu'il se tient debout et que son siège est relevé.

L'origine de la miséricorde est liée à la longueur des offices divins dans les communautés religieuses au Moyen Âge où les prières se faisaient debout. Alors qu'avant le 11ème siècle, on trouve plutôt mention d'un bâton que les chanoines ou les moines plaçaient discrètement derrière eux, on voit apparaître, au 11ème siècle, pour la première fois dans les textes, la notion de « miséricorde ». Les miséricordes se présentent sous la forme de petites consoles fixées au-dessous de la sellette de petits sièges pliants. Tous les chanoines n'en possédaient pas et il est possible qu'elles aient été réservées aux plus âgés d'entre eux.

Les motifs des stalles (qui s'adressent non aux laïcs mais au corps de clercs et moines qui seuls ont accès au chœur de l'église), et tout particulièrement ceux des appuis-mains et des miséricordes, trouvent en grande partie leurs origines dans la gravure, la sculpture et la peinture de manuscrits religieux (marges de missels, psautiers, livres d'heures entre le 13ème siècle et la fin du 15ème siècle), c'est-à-dire les mêmes sources culturelles que les clercs.

Les sujets figurés dans les miséricordes sont très variés, constitués à la fois de motifs religieux (allégoriques ou non), de motifs décoratifs (végétaux ou simples ornements) et d'une large part de ce qui est aujourd'hui considéré comme relevant de l'iconographie profane. Cette dernière catégorie inclut des thèmes issus des bestiaires médiévaux, des portraits, des proverbes, jeux de mots, histoires populaires et parfois des sujets volontiers pornographiques ou scatologiques. L'iconographie « osée » de certaines de ces miséricordes ne doit pas être interprétée comme relevant de la trivialité populaire mais comme issue de détails d'images pieuses dans lesquelles l'artiste puise pour illustrer des métaphores du quotidien.

La fréquence des thèmes abordés dépend essentiellement de la circulation et popularité des modèles utilisés, ce qui explique que certains sujets sont récurrents dans certaines régions et complètement absents dans d'autres.