L’église Saint-Taurin d’Évreux et sa châsse Chanoine Bonnenfant préface de Marcel Aubert éd

(Code: LEGL0158)

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L’église Saint-Taurin d’Évreux et sa châsse Chanoine Bonnenfant préface de Marcel Aubert éd

TITRE : L’église Saint-Taurin d’Évreux et sa châsse


AUTEUR(S) : Chanoine Bonnenfant, docteur agrégé en droit canonique, lauréat de l’Académie Française, préface de Marcel Aubert (Professeur à l’École des Chartes et Directeur de la Société Française d’Archéologie).


ÉDITEUR : Auguste Picard


ANNÉE : 1926


FORMAT : 25,5 cm x 33 cm


NOMBRE DE TOME : 1


NOMBRE DE PAGES : 136


ILLUSTRATIONS :ouvrage illustré d’un plan en couleurs et de trente planches en héliotypie, d’après les clichés de l’auteur 


RELIURE : broché


JAQUETTE : oui, à rabats


SIGNET : non


RHODOÏD : non


ÉTAT : très bon état, rousseurs éparses, petite pliure sur le haut droit du 1er plat de couverture (visible sur la photo).


  


PARTICULARITÉS : tirage à 350 exemplaires sur papier « Normandy Vellum »


THÈMES : architecture, Normandie, régionalisme, livre illustré, religion, architecture religieuse


SUR LE LIVRE 


‎On retrouvera au sommaire :


L’Église Saint-Taurin : histoire ; description archéologique (intérieur, extérieur, les verrières, le mobilier).


La châsse de Saint-Taurin : les historiens de la châsse ; histoire de la châsse ; description.


Repères historiques :


L'église Saint-Taurin située à Évreux est dédiée à Taurin d'Évreux, premier évêque de la ville. L'église fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques par la liste de 1840.


HISTORIQUE


L'église Saint-Taurin faisait partie d'un ancien monastère bénédictin installé dans un endroit de la ville d'Évreux sillonné de canaux et de bras de rivière.


Selon la légende de saint Taurin, le tombeau de ce saint évêque aurait été découvert par Landulf au VIe siècle, lequel aurait construit, sur cet emplacement, un modeste oratoire en bois, détruit lors des invasions normandes à la fin du IXe siècle.


Après le Traité de Saint-Clair-sur-Epte, en 911, et suite à la réorganisation de la nouvelle province de Normandie, l'abbaye Saint-Taurin fut fondée par Richard Ier de Normandie dit « Richard sans peur ».


C'est Robert le Magnifique père de Guillaume le Conquérant qui plaça l'abbaye sous la dépendance des moines de Fécamp. Elle fut l'objet de nombreuses destructions durant le conflit opposant les Ducs de Normandie (devenus rois d'Angleterre) et les rois de France, et menaçait ruine.


Au XIIIe siècle, Gilbert de Saint-Martin fut élu comme abbé, c'est sous son gouvernement que l'abbaye devint indépendante. C'est à lui aussi que l'on doit la châsse de Saint Taurin, ainsi que le Portail Sud. En octobre 1259, le roi Louis IX de France vint à l'abbaye, à l'occasion du sacre de Raoul de Grosparmi, nommé évêque du diocèse.


Survint la Guerre de Cent Ans, durant laquelle l'abbaye fut incendiée en même temps que la ville d'Évreux, lors de la prise de la ville en 1195 par Philippe Auguste et fut totalement ruinée, l'église devant être presque entièrement reconstruite.


Par la suite, avec la mise en place du Régime de la commende, l'abbaye tomba en décadence. Il fallut attendre le XVIIe siècle pour que la réforme bénédictine amène la Congrégation de Saint-Maur à reprendre l'abbaye en 1642. L'église est en ruine, les trois dernières travées de la nef durent être démolies. Ce sont les Mauristes qui construisirent le portail actuel, de style classique.


Sous la Révolution, l'église est transformée en salpêtrière, les derniers moines en ayant été chassés. Elle n'est rendue au culte qu'en 1801, et devient alors église paroissiale, en remplacement de l'église Saint-Gilles située alors dans le cimetière qui occupait la place Saint Taurin actuelle.


 


ARCHITECTURE


Le chœur est de style gothique (XVe siècle), tandis que la nef est un mélange de roman du XIIe siècle, par les piliers et arcatures du bas-côté nord, et par le pilier sud-ouest de la croisée du transept, et gothique du XVe siècle, par ses voûtes, fenêtres et triforium nord. On y trouve aussi du style Renaissance.


De l'extérieur, en plus du portail de style classique, du XVIIe siècle, on peut voir le portail sud, donnant sur la place, avec son tympan martelé, représentant le Christ entouré des Évangélistes qui possédaient un corps humain et une tête montrant l'animal symbolique qui leur était attribué.


LES VITRAUX


Les trois verrières de l'abside du chœur datent du XVe siècle. Elles représentent des scènes de la vie de saint Taurin, l'annonce de sa naissance, son baptême, son arrivée dans la ville, etc…


Les deux grandes verrières du chœur sont aussi du XVe siècle et représentent la dormition de la Vierge et l'Ascension.


Les fenêtres intermédiaires représentent la légende de Saint Leuffroy, elles sont du XIXe siècle.


La verrière du croisillon sud-est du XVe siècle et représente un évêque, Sainte Catherine, Saint Augustin, Saint Ambroise et Saint Grégoire.


Les verrières du bas-côté sud sont de Max Ingrand et montrent successivement :


Noé après le déluge


Le sacrifice d'Isaac


Le pressoir mystique


La Messe


Vitraux du chœur de l'église, relatant la vie légendaire de saint Taurin


 


STATUAIRE


Dans le croisillon Nord, on trouve une statue de saint Fiacre du XVe siècle et un Saint-Michel du XVIIe siècle.


Dans la chapelle latérale se trouve un bas-relief en marbre du XVIIe siècle et un retable en bois du XVIe siècle dédié aux litanies de la Vierge.


À l'entrée du chœur, se trouve une Vierge à l'Enfant du XVIIe siècle.


Dans le chœur est érigée une statue moderne de saint Taurin, œuvre de Gérard Vincent, sculpteur ébroïcien.


 


ORGUE


L'orgue de l'église a été fabriqué en 1842 par Callinet et Daublaine et restauré en 1974 par Alfred Kern.


 


LA CHÂSSE


Elle a été exécutée au XIIIe siècle sur l'ordre de Gilbert de Saint-Martin, et est en bois et argent recouverte d'une feuille d'or repoussé.


Elle retrace les différents épisodes de la légende de Saint Taurin.