Léo Ferré l'opéra du pauvre éditions du Grésivaudan

(Code: FERREOPERADUPAUVRE)

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250,00 EUR
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Léo Ferré l'opéra du pauvre éditions du Grésivaudan

TITRE : L'opéra du pauvre

AUTEUR (S) : Léo Ferré
ÉDITEUR : Éditions du Grésivaudan
ANNÉE D’ÉDITION : 1988

FORMAT : 24 cm x 32 cm
NOMBRE DE TOMES : 1
NOMBRE DE PAGES : 238 + justification du tirage

ILLUSTRATION (S) : oui, 10 lithographies et de nombreux dessins originaux du peintre Jacques Pecnard (21). Les lithographies couleurs sont en double page et protégées par serpente.

RELIURE : in folio sous chemise souple puis sous chemise cartonnée de couleur noire avec dos en cuir noir et titre auteur et éditeur en caractères rouges en creux, le tout sous emboitage cartonné tissu de couleur noire
JAQUETTE : non
RHODOÏD : non
SIGNET : non

ÉTAT : très bel état, emboitage avec quelques traces

THÈME (S) : édition originale, arts, musique

PARTICULARITÉ (S) : tirage limité à 5000 exemplaires sur vélin d'Arches. Exemplaire n° 1260



SUR L'OEUVRE


L'Opéra du pauvre est une œuvre de Léo Ferré pour voix, chant et orchestre officialisée sous la forme d'un quadruple album-concept publié en 1983. Ce plaidoyer onirique et grinçant pour la Nuit, c'est-à-dire pour l’imaginaire et la subversion selon Ferré, synthétise toutes les facettes du poète et du musicien.

GENÈSE

L’Opéra du pauvre tire son argument et sa matière principale d’une œuvre écrite en 1956 à la demande du chorégraphe et danseur Roland Petit, dans le cadre de la Revue des Ballets de Paris. Titrée La Nuit, cette œuvre initiale avait la particularité d'être un ballet « lyrique », incluant des passages chantés et d'autres narrés par un récitant. Abandonnée par son commanditaire après quelques représentations (dont la réception a été violemment négative), l'œuvre est remaniée par Ferré pour devenir un « feuilleton lyrique » publié la même année aux Éditions de la Table Ronde. Ferré en tire aussi la chanson emblématique « Les Copains d’la neuille », qu'il enregistre sur disque en 1956, puis avec des arrangements différents en 1958. Après cela l'œuvre reste au fond d'un tiroir pendant vingt-six ans. C'est après la publication du triple album Ludwig, que Léo Ferré décide de consacrer l’année 1982 à ressusciter La Nuit. Mais le temps a passé, Ferré a accumulé beaucoup de matériaux, et il choisit d'enrichir son texte et sa partition avec des éléments de provenance diverse, créant ainsi une nouvelle œuvre résolument baroque, et de dimensions beaucoup plus vastes (il faudra quatre 33 tours pour faire tenir les deux heures dix-sept que compte cette recréation).

PERSONNAGES

Contrefaisant sa voix, jouant avec les réverbérations, Ferré incarne à lui seul tous les protagonistes. • Le narrateur • La Nuit, accusée • Le Corbeau, président du tribunal • Le Coq, avocat général • Le Hibou, avocat de la Nuit • Le Chat, greffier • La Cloîtrée, témoin • La Rose, témoin • Calva, tenancier du bar-discothèque et témoin • Miseria, témoin • Le Ver Luisant, témoin • Les deux « Professionnelles », témoins • L'Enfant, témoin • Le Joueur, témoin • La Bougie, témoin • La Mort, témoin • La Baleine Bleue, témoin • Le Poète, témoin • Le public de l'audience • Voix de Saint-Pierre & voix diverses

ARGUMENT

La Nuit, dite « Miss Night », est accusée du meurtre de la Dame Ombre. L'Opéra du pauvre raconte son procès par les « gens du jour » qui sont allégorisés par des animaux. Le juge est incarné par un corbeau, l'avocat général par un coq et c'est au hibou qu'il revient d'être l'avocat de la Nuit. Les témoins à décharge, tous noctambules pour une raison qui leur est propre, défilent à la barre pour tenter de sauver la Nuit.


SUR L'ILLUSTRATEUR

Jacques PECNARD est un peintre, graveur, sculpteur et illustrateur français né en septembre 1922 à Vincennes. Il commence sa carrière d'illustrateur en 1940, et la poursuit pendant près de vingt cinq années. Il est l'un des illustrateurs de la série Les Amours célèbres du quotidien France-Soir, et collabore pour les revues Elle et Fémina. Il illustre un grand nombre de livres pour des éditeurs parisiens, tels que Hachette, Flammarion, la collection Rouge et or, les Éditions Larousse et autres. Il travaille également dans le domaine de la publicité où sa participation fut constante. En 1971, il obtient le prix des Illustrateurs de presse. Vers les années 1970, il se tourne vers la peinture, et produit des illustrations en gravure à la pointe sèche, en aquatinte ou en lithographie. Les éditeurs d'ouvrages de bibliophilie lui commandent de nombreux ouvrages. Il est mort le 16 juin 2012 à Montmorency.