Les oeuvres de Mathurin Régnier Librairie des Bibliophiles 1877 relié cuir édition numérotée

(Code: LESO0087)

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Les oeuvres de Mathurin Régnier Librairie des Bibliophiles 1877 relié cuir édition numérotée

TITRE : Œuvres de Mathurin Régnier


AUTEUR(S) : Mathurin Régnier, avec préface notes et glossaire par Louis Lacour


ÉDITEUR : Éditions Librairie des bibliophiles


COLLECTION : Nouvelle bibliothèque classique des Éditions Jouaust


ANNÉE : 1876


FORMAT : 11 cm x 17 cm


NOMBRE DE TOME : 1


NOMBRE DE PAGES : 275


ILLUSTRATIONS : bandeaux, culs de lampe, lettrines


RELIURE : demie-reliure à coins, plats cartonnées marbrés, tranche supérieure dorée, dos à 5 nerfs avec titre et année d’édition en caractères dorés, pages de titre marbrées couleurs


JAQUETTE : non


SIGNET : oui


RHODOÏD : non


ÉTAT : très bon état, bien solide, coins très bons, petit manque de papier en marge de la page 39 et sur le 2nd plat de la couverture d’origine conservée dans la reliure.


PARTICULARITÉS : publié par D. Jouaust avec préface, notes et glossaire par Louis Lacour, un des 500 exemplaires numérotés sur papier de Hollande (ex n° 329/500 numérotation manuscrite), couverture d’origine conservée


THÈMES : littérature, poésie, moyen-âge, livre ancien, littérature ancienne, édition numérotée


SUR LE LIVRE 


 


On retrouvera successivement les œuvres publiées du vivant de Régnier, les œuvres nouvelles publiées après la mort de Régnier, les pièces apocryphes


SUR L’AUTEUR


Mathurin Régnier (né le 21 décembre 1573 à Chartres, mort le 22 octobre 1613 à Rouen) est un poète satirique français.


Mathurin Régnier, l’un des écrivains les moins classiques du XVIIe siècle (en ce qu'il s'oppose par exemple à Malherbe), naît à Chartres, le 21 décembre 1573, l’année qui suit la Saint-Barthélemy. Son père, Jacques Régnier, notable bourgeois de Chartres, est le créateur, sur la place des Halles, d'un jeu de paume, qui reste longtemps célèbre et est connu sous le nom de tripot Régnier. Sa mère, Simone Desportes, est la sœur de l’abbé Desportes, poète connu à l’époque, très bien en cour et pourvu de gros bénéfices.


Son père qui le destine à la succession de son oncle le fait tonsurer à l’âge de sept ans, dans le but de lui assurer la protection de son oncle et de celle de Nicolas de Thou, évêque de Chartres. Mais le jeune Mathurin, n’ayant aucun goût pour l’état ecclésiastique, compromet, par une conduite désordonnée, et sa réputation et une partie des bénéfices qu’il était appelé à recueillir dans la succession de son oncle l’abbé Desportes.


Il entend très souvent lire les poésies de son oncle, plus respecté à Chartres que tout autre poète, et commence à l’imiter par de petits poèmes satiriques sur les honnêtes bourgeois qui fréquentent le tripot de son père. Il monte ensuite à Paris auprès de son oncle. À vingt ans, il s’attache au service du cardinal de Joyeuse, et, en 1595, fait à sa suite un premier voyage à Rome. Il commence à écrire ses Satires. En 1601, il fait un second voyage à Rome, dans la suite de Philippe de Béthune, nommé ambassadeur par Henri IV, et y reste jusqu’en 1605. Il y écrit sa sixième Satire, mais ne tire guère avantage de ce voyage et revient triste et dégoûté de tout.


De retour à Paris, il rencontre les poètes célèbres de l’époque. Nourri des auteurs anciens, et en particulier d’Horace, Régnier, doué d’un rare bon sens et d’une riche imagination, « donne au langage français une précision, une énergie et une richesse nouvelle pour l’époque[1] ». On peut retenir parmi les jugements sur ce poète, celui de Madeleine de Scudéry, dans la Clélie : « […] Regarde, lui dit-elle, cet homme négligemment habillé et assez mal-propre ; il se nommera Régnier, sera neveu de Desportes et méritera beaucoup de gloire. Il sera le premier qui fera des satires en françois ; et, quoiqu’il ait regardé quelques originaux fameux parmi ceux qui l’auront précédé, il sera pourtant un original en son temps. Ce qu’il fera bien sera excellent, et ce qui sera moindre, sera toujours quelque chose de piquant. Il peindra les vices avec naïveté et les vicieux fort plaisamment. Enfin, il se fera un chemin particulier parmi les poètes de son siècle, où ceux qui voudront le suivre s’égareront bien souvent. »


L’épitaphe si connue qu’il s’est composé lui-même, est la fidèle expression de son caractère :


« J’ai vescu sans nul pensement,


Me laissant aller doucement


A la bonne loy naturelle,


Et si m’estonne fort pourquoi


La mort osa songer à moi


Qui ne songeay jamais à elle. »


Sa vie de débauche et de bohème l’empêche d’accéder à la reconnaissance. Il meurt, poursuivi par la maladie et le chagrin, dans une « hostellerie » de la ville de Rouen, à l’âge de 40 ans.