Les profits champêtres Pierre de Crescens Maurice Genevoix éditions Chavane 1965 agronomie chasse

(Code: LESP1263)

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Les profits champêtres Pierre de Crescens Maurice Genevoix éditions Chavane 1965 agronomie chasse

TITRE : Les profits champêtres


AUTEUR(S) : Pierre de Crescens avec une préface de Maurice Genevoix de l’Académie Française


ÉDITEUR : Éditions P.A. Chavane à Paris


ANNÉE : 1965


FORMAT : 23 cm x 32 cm


NOMBRE DE TOMES : 1


NOMBRE DE PAGES : 81 hors illustrations hors texte


ILLUSTRATIONS : oui, superbes reproductions couleurs de 12 miniatures protégées par serpente légendée sur vélin héliomat des Papeteries Arjomari.


RELIURE : in-folio, sous chemise rempliée illustrée couleurs sur le 1er plat et coffret d’emboitage recouvert d’un tissu rouge


JAQUETTE : non


SIGNET : non


RHODOÏD : non


ÉTAT : très bel état, petites taches sur le coffret d’emboitage et coins très légèrement marqués


THÈMES : livre illustré, livre ancien, nature, vigne, arbres, plantes, vergers, animaux, chasse, pêche, agronomie


SUR LE LIVRE



La présente édition, la première en français moderne de l’ouvrage de Pierre de Crescens, est réservée aux Amis du Crédit Lyonnais.


Le corps du texte est tiré sur vergé de Hollande Van Gelder.


Le texte a été établi d’après le manuscrit français de la Bibliothèque de l’Arsenal.


La traduction est de Jean Roubinet.


On retrouvera au sommaire


1 – les lieux d’habitation


2 – les semences


3 – la vigne


4 – les arbres


5 – les vertus des plantes


6 – les vergers


7 – les animaux de la ferme


8 – la chasse et la pêche


9 – agenda champêtre


SUR L’AUTEUR


Pietro de' Crescenzi (en latin, Petrus Crescentius, Petrus a Crescentiis, francisé en Pierre de Crescent ou Pierre de Crescens) (Bologne 1230 - 1320 ou 1321) était un magistrat et un agronome italien du 13ème siècle, qui fut également un écrivain (de langue latine), auteur d’un traité, le Ruralium commodorum opus.


Il est considéré comme le père de la science agronomique en Italie et est aussi considéré comme le restaurateur de l'agriculture au 13ème siècle.


Pietro de' Crescenzi reçut une éducation très soignée, et il étudia la philosophie et les sciences à l'université de Bologne, déjà célèbre à cette époque. Il suivit le barreau sous le fameux Azon, et exerça pendant quelque temps les fonctions d'avocat et celles d'assesseur du podestat ; mais les troubles qui agitèrent sa patrie l'obligèrent à s'en éloigner. Il voyagea en diverses contrées de l'Italie, fit beaucoup d'observations, et recueillit un grand nombre de faits d'une utilité générale. Les troubles s'étant apaisés, il revint à Bologne après trente ans d'absence, et y fut nommé sénateur, à l'âge d'environ 70 ans.


Il s'était, beaucoup occupé de ce qui concerne l'agriculture, et il continua ses expériences en cultivant un domaine qu'il possédait au village de Saint-Nicolas, près de sa ville natale, dont le terroir fertile lui a fait donner le surnom de Bologne la Grasse. Il y jouit encore quelques années de la considération et de l'estime générale qu'inspiraient ses lumières et la sagesse de son esprit. Ce fut sur l'invitation de Charles II d'Anjou, roi de Sicile, mort en 1309, qu'il composa son Traité d'économie rurale, dans lequel il réunit à une théorie lumineuse les résultats certains d'une longue pratique, exempte de beaucoup de préjugés qui étaient encore en faveur plus de trois cents ans après. L'auteur est bien supérieur à son siècle.


Traité d’économie rurale


Le Moyen Âge n’a pas ignoré les traités centrés autour d’une activité donnée comme l’agriculture ; ceux-ci se sont multipliés depuis les œuvres des Anglo-Normand du xiiie siècle, dont Walter de Henley, au grand traité de Pierre de Crescent au xive siècle.


Rédigé entre 1304 et 1306, le Ruralium commodorum opus réunit toute la science agronomique médiévale et tous les souvenirs des auteurs latins, avec une orientation vers l’agriculture méditerranéenne.


Cette œuvre se place à mi-chemin entre la compilation qui relève de la tradition latine et des essais en partie originaux, soit théoriques comme le De vegetalibus d’Albert le Grand, soit pratiques comme les traités anglo-normands tels que la Housebondrie de Walter de Henley ou le Livre de Seneschausie et la Fleta de Robert Grossetête1


Le traité de Pietro de' Crescenzi sur l'Agriculture est le fruit de l'étude des anciens auteurs rustiques, comme Caton l'Ancien, Varron, Palladius, et même Columelle2, quoiqu'on ait assuré positivement que cet auteur n'avait été retrouvé que depuis mais il ne les copie pas seulement et ajoute une longue pratique personnelle.


Tous les savants de l'université de Bologne, ainsi que plusieurs religieux, lui communiquèrent leurs connaissances. Crescenzi, dans sa préface, les remercie d'avoir approuvé et corrigé son œuvre, et les engage à l'améliorer encore.


Cet ouvrage, exécuté avec tant de soins, examiné et revu par plusieurs savants dont Fra Amerigo da Piacenza, est un monument remarquable dans l'histoire de l'agriculture et celle de l'esprit humain. Il fut composé en latin, sous ce titre : Opus ruralium commodorum, libri duodecim. Dès qu'il parut, il fit une grande sensation, et fut bientôt répandu dans toute l'Europe. On le traduisait en italien et ensuite en plusieurs autres langues modernes. Charles V, roi de France, le fit traduire en français en 1373, avec d'autres livres relatifs à l'économie rurale (voir : Jean de Brie et Corbichon). Le manuscrit de la traduction faite pour ce prince existe encore : il est orné de trois vignettes, et très bien conservé. Il a pour titre : Rustican du labour des champs, translaté du latin de Pierre de Crescens en français, par l'ordre de Charles V, roi de France en 1373. Le traducteur n'y est pas nommé.


Après l'invention de l'imprimerie, ce livre fut l'un des premiers que l'on mit à l'impression. La plus ancienne édition latine est intitulée : Pétri de Crescentiis, civis Bononiensis opus ruralium commodorum, Augsbourg, 1471, in-fol., extrêmement rare, ainsi qu'une autre faite à Strasbourg dans la même année. Beughem et Ovide Montalban (Bumaldo) n'ont pas connu ces éditions, et disent que la première est de 1473. L'une des plus anciennes et la plus belle est celle de Louvain, donnée par Jean de Westphalie en 1474, in-fol. ; le caractère en est beau ; ce n'est point l'ancien gothique, mais le gothique réformé, qui approche beaucoup du caractère romain usité depuis. L'éditeur dit effectivement que c'est par un procédé nouveau. C'est le premier ouvrage qui soit sorti des presses de Louvain. Il y en eut ensuite un grand nombre d'éditions avec date et sans date, et même sans indication de lieu ; Strasbourg, 1486, in-fol. ; Vicence, 1490, in-fol. ; Bâle, Henri-Pierre, 1538, in-fol. ; Cracovie, 1571, in-fol., etc.


Gessner l'a inséré dans ses Rei rusticœ scriptores, Leipzig, 2 vol. in-4°. Dans quelques-unes des anciennes éditions, il y a de mauvaises figures de plantes qui sont copiées de l' Hortus sanitatis de Johannes de Cuba. L'ouvrage de Crescenzi fut traduit en italien dès le xive siècle, et cette traduction, qui fait autorité dans la langue, fut imprimée à Florence, in-fol. Les Juntes en donnèrent une bonne édition en 1605, in-4° ; la meilleure était celle de Naples, 1724, 2 vol. in-8°, avant l'édition récente de Milan, 1805, in-8°, dans la Collection des auteurs classiques.


Des écrivains accrédités, tels qu'Adrien Politi, le Bembo et le Redi avaient cru que cette traduction était de Crescenzi lui-même, ou plutôt que cet auteur avait écrit originairement en italien mais il est universellement reconnu aujourd'hui que le texte latin est l'ouvrage original, et que la traduction italienne est d'un auteur du même siècle qui ne s'est point fait connaître. Coppi l'attribue à Lorenzo Benvenuti, de San Geminiano en Toscane. La traduction de Sansovino, revue par B. de Rossi, Florence, 1605, in-4°, est plus estimée pour son exactitude ; elle a reparu sous ce litre : Trattato délia agricoltura, Bologne, 1784, in-4°.


L’édition française de Charles V


Par ordre de Charles V, son livre sera traduit en français dès 1373. La première édition française, faite sur le manuscrit du roi Charles V, est intitulée : Prouffits champestres et ruraule, touchant le labour des champs, vignes et jardins, etc., composé en latin par Pierre Crescens, et translaté depuis en langage françois, à la requête de Charles V roy de France, en 1373, Paris, 1486, par Jean Bonhomme, in-fol. Antoine Vérard en fit une seconde édition à Paris dans la même année ; toutes les deux sont rares ; une troisième parut dans la même ville chez Galliot du Pré, 1533, in-fol. ; une autre chez Jean et Michel Lenoir, in-fol., sans date (1539), et une cinquième en 1540, sous ce titre : Le bon Mesnaiger. Au présent volume des prouffits champestres et ruraulx, est traité du labour des champs, etc., par Pierre de Crescens. Audit livre est ajousté outre les précédentes impressions, la manière de enter, planter et nourrir tous arbres, selon le jugement de maistre Gorgole de Corne. Le petit traité de Gorgole de Corne, que l'on a ajouté à la fin de l'ouvrage de Crescenzi, lui est très inférieur sous différents rapports ;, il est plein des préjugés de l'astrologie.


Lorsque l’invention de l’imprimerie permis l’édition de nombre de traités de l’époque (Roberto Valturio en 1472, Leon Battista Alberti en 1485…), l’ouvrage de Pierre de Crescent, bien que déjà représentatif d’une tradition déjà ancienne, fut imprimé en 1471, ce qui laisse supposer sa valeur encore reconnue à l’époque1.


Filippo Re (1763-1817), professeur d'agriculture à Bologne, a publié en 1807, un essai historique sur Crescenzi et son ouvrage. Carl von Linné a consacré à la mémoire de Crescenzi un genre de plantes de l'Amérique, auquel il a donné le nom de Crescentia.


Source : wikipédia



07/09/2015


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