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Nicolas de Staël Catalogue d'exposition Centre Georges Pompidou

(Code: NICOLASDESTAELPOMPIDOU2003)
45,00 EUR
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Nicolas de Staël Catalogue d'exposition Centre Georges Pompidou

TITRE : Nicolas de Staël

AUTEUR(S) : collectif

ÉDITEUR : Centre Pompidou à Paris

ANNÉE : 2003

FORMAT : 28 cm x 28 cm

NOMBRE DE TOMES : 1

NOMBRE DE PAGES : 251

ILLUSTRATIONS : en noir et en couleurs, in et hors-texte, reproductions des œuvres, photographies

RELIURE : couverture souple illustrée couleurs

JAQUETTE : non

SIGNET : non

RHODOÏD : non

ÉTAT : bel état, propre et solide

THÈMES : catalogue, expositions, arts, peinture, monographie

 

SUR LE LIVRE

Catalogue de l’exposition qui s’est tenue à Paris du 12 mars au 30 juin 2003.

 

Le catalogue s'organise autour de quatre périodes

 

● Le chemin de l'abstraction : Nice-Paris, 1939-1945,

● L'apogée abstraite : Paris, 1946-1950,

● Le retour à la figuration : Paris, 1951-1953,

● La lumière du midi, 1953-1955.

 

Chacun de ces ensemble propose une illustration exhaustive et en couleurs de 150 peintures et 60 oeuvres graphiques. Une chronologie, établie par Anna Hiddleston et Anne Malherbe, correspond à chaque période. Elle met en regard l'évolution de l'oeuvre, la vie de l'artiste, ainsi que l'histoire de ses expositions et les réactions de la critique. Cette chronologie est éclairée par un choix de textes, extraits de la correspondance entretenue par Nicolas de Staël avec ses proches (ses amis poètes René Char et Pierre Lecuire, les galeristes Jacques Dubourg et Théodore Schempp, le critique Roger van Gindertaël...) et par une riche iconographie documentaire (notamment des photographies inédites de l'atelier de la rue Gauguet prises du vivant de l'artiste par Antoine Tudal son fils adoptif).

Quatre textes signés de Guitimie Maldonado, Anne Malherbe, Germain Viatte et Eliza Rathbone permettront de mieux approcher la personnalité de l'artiste, son oeuvre, la réception de celle-ci en France et à l'étranger.

Introductions de Pierre Boulez, Alfred Pacquement et Jean-Paul Ameline.

 

Nicolas de Staël, né le 23 décembre 1913 (5 janvier 1914 dans le calendrier grégorien) à Saint-Pétersbourg, mort le 16 mars 1955 à Antibes, est un peintre français originaire de Russie, issu d'une branche cadette de la famille Staël von Holstein.

 

La carrière de Nicolas de Staël s'étale sur quinze ans — de 1940 à 1955 —, à travers plus d'un millier d'œuvres, influencées par Cézanne, Matisse, Van Gogh, Braque, Soutine et les fauves, mais aussi par les maîtres néerlandais Rembrandt,Vermeer et Seghers.

 

Sa peinture est en constante évolution. Des couleurs sombres de ses débuts (Porte sans porte, 1946 ou Ressentiment, 1947), elle aboutit à l'exaltation de la couleur comme dans le Grand Nu orange (1953). Ses toiles se caractérisent par d'épaisses couches de peinture superposées et un important jeu de matières,passant des empâtements au couteau (Compositions, 1945-1949) à une peinture plus fluide (Agrigente, 1954, Chemin de fer au bord de la mer, soleil couchant,1955).

 

Refusant les étiquettes et les courants, tout comme Georges Braque qu'il admire, il travaille avec acharnement, détruisant autant d’œuvres qu'il en réalise. « Dans sa frénésie de peindre il côtoie sans cesse l'abîme, trouvant des accords que nul autre avant lui n'avait osé tenter. Peinture tendue, nerveuse, toujours sur le fil du rasoir, à l'image des dernières toiles de Vincent van Gogh qu'il rejoint dans le suicide. »

 

Nicolas de Staël meurt à 41 ans en se jetant de la terrasse de l'immeuble où il avait son atelier à Antibes. Il est enterré au cimetière de Montrouge.

 

Par son style évolutif, qu'il a lui-même qualifié d'« évolution continue », il reste une énigme pour les historiens d'art qui le classent aussi bien dans la catégorie de l'École de Paris selon Lydia Harambourgnote, que dans les abstraits ayant inspiré les jeunes peintres à partir des années 1970, selon Marcelin Pleynet et Michel Ragon, ou encore dans la catégorie de l'art informel selon Jean-Luc Daval. Il a maintes fois créé la surprise notamment avec la série Les Footballeurs, entraînant derrière lui des artistes d'un nouveau mouvement d'abstraction parmi lesquels Jean-Pierre Pincemin et les artistes du néo-formalisme new-yorkais, ou de l'expressionnisme abstrait de l'École de New-York, parmi lesquels se trouve notamment Joan Mitchell.