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Vercors Le silence de la mer La marche à l'étoile Au moulin de Vauboyen Vélin

(Code: VERCORSBIEVRESESSONE)
110,00 EUR
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Vercors Le silence de la mer La marche à l'étoile Au moulin de Vauboyen Vélin

TITRE : Le silence de la mer – La marche à l’étoile

AUTEUR(S) : Vercors

ÉDITEUR : au Moulin de Vauboyen à Bièvres en Essence

ANNÉE : 1984

FORMAT : 31 cm x 23 cm

NOMBRE DE TOMES : 1

NOMBRE DE PAGES : 182

ILLUSTRATIONS : oui, très belles illustrations couleurs de Henri Westel, hors-texte, certaines en double page, les planches doubles et les hors-texte ont été imprimés par Alain Cosson dans les ateliers Desjobert à Paris

RELIURE : plein cuir éditeur, pages de garde de type tissu, les tranches sont dorées, tranchefile, sous emboitage

JAQUETTE : non

SIGNET : oui

RHODOÏD : non

PARTICULARITÉS : sous emboitage couleurs, un des 1600 exemplaires sur Vélin de Creysse comportant l’état définitif des illustrations (n° 437)

ÉTAT : bel état, sortis de bibliothèque,  intérieur et reliure irréprochable(visiblement non lu), ouvrage bien solide pouvant être manipulé sans crainte

THÈMES : littérature, éditions numérotées, nouvelles

 

SUR LE LIVRE

 

Pour commémorer le 40ème anniversaire de la Libération ces pages de Vercors illustrées par Westel ont été composées et imprimées sur les presses de Pierre Jean Mathan avec la collaboration de Pascal Duriez à Boulogne-sur-Seine.

 

SUR LE SILENCE DE LA MER

 

Le Silence de la mer est une nouvelle de Vercors (pseudonyme de Jean Bruller), publiée clandestinement aux Éditions de Minuit en février 1942, devenue depuis un ouvrage « classique », qui aborde des thèmes centraux comme la vie ou la guerre.

 

SUR LA MARCHE À L’ÉTOILE

 

C’est une nouvelle de Vercors publiée en 1943. "Qui fut coupable enversThomas?". Le mensonge, répond Vercors, une atroce méprise.

 

Première marche à l'étoile, sous la bannière de la foi et de la lumière. Thomas Muritz naît en 1866 d'une famille de parpaillots vosgiens émigrée à Presbourg, famille d'armateurs cossus, installée. Mais Thomas est amoureux de la France; il lit,pêle-mêle, Hugo, Dumas, Balzac, Sue; amoureux de la France, de la Liberté, de la Justice. Le suicide de son cousin Latzi, fils d'une juive, précipite son destin. Thomas sacrifie bonheur et repos, la chaleur d'un foyer, un avenir facile et sûr. L'enfance est terriblement sérieuse. L'aube vit Thomas sur la route, par-delà le Danube, qui mène à Vienne, qui mène à Paris. Il y parvint;il passa la frontière à Delle, le jour de la Saint-Jean. A l'aubergiste qui l'interroge: "Tu as fichu le camp", il répond "La France est unpays libre, citoyen". Et l'aubergiste, le "brave petit rouquin",ému, lui ouvre les portes de la France: "Tu es l'un des nôtres."

 

Seconde marche à l'étoile, mais cette fois-ci sous le règne des avares. Thomas, français, doit aller jusqu'au bout de son destin. André son fils, le plus jeune officier de France en 1914 ne tarde pas à devenir son plus jeune mort. Mais Thomas n'oublie pas le visage de son aubergiste roux: "les rouquins m'ont toujours porté bonheur", la France les lui déléguait en ambassadeurs. Le temps passe, une autre guerre. C'est l'armistice. L'étoile n'est plus au bout de la route, mais sur la poitrine de Thomas qui ne renie pas une mère juive. La France délègue son dernier ambassadeur, un dernier petit rouquin, gendarme cette fois-ci, qui le mène vers le peloton d'exécution. "Il regardait le gendarme, le rouquin, avec des yeux dilatés, et il bredouillait sans fin: non,non." Toute la détresse, le désespoir, l'horreur, l' agonie de l' amour assassiné. Vercors clôt sa nouvelle sur le regard de Thomas, ce bref regard posé sur le visage du mensonge, ce visage que nous portons tous en nous.

 

SUR L’AUTEUR

 

Jean Bruller, né le 26 février 1902 et mort le 10 juin 1991, est un illustrateur et écrivain français. Il adopte le pseudonyme littéraire Vercors en 1941 pendant la Résistance. Par la suite, il garde son nom pour son travail d'artiste et le nom de Vercors comme nom d'écrivain.

 

L'état civil indique « Brüller » sur l'acte de naissance, mais tous les livres publiés et l'usage utilisent « Bruller ».

 

Son œuvre la plus célèbre est Le Silence de la mer, publiée clandestinement en 1942.